Les AAAmours de ma vie

Les AAAmours de ma vie

J’avais 8 ans lorsque j’ai eu mon premier coup de foudre. Il était là, assis auprès du feu au camping de Malartic. Il interprétait Hell’s Bell du groupe AC/DC.Qui aurait dit qu’il allait devenir l’homme de MA vie?

Seulement les anges car cela devait être écrit dans le ciel… Je vis avec Alain depuis l’âge de 16 ans. Il était, il est et il sera toujours celui qui comblera mon cœur de femme. Je vous mentirais si je vous disais que tout a toujours été parfait. Oh que non ! D’ailleurs, en décembre dernier, j’ai même pensé le quitter. Pourquoi ? Simplement parce que j’avais l’impression que l’amour n’était plus au rendez-vous. Puis, en prenant du recul, j’ai compris que je devais faire le deuil des dernières années de ma vie : ma dernière dépression majeure, mon changement de carrière, mon déménagement…

En fait, je ne voulais pas réellement quitter l’homme de ma vie, mais plutôt FUIR les blessures du passé. Sa présence me les rappelait constamment même si elles n’étaient pas nécessairement toutes reliées à lui… Encore une fois, Alain aura su me prouver l’Amour inconditionnel qu’il avait à mon égard. Même si nos langages de l’amour sont différents, il a été, il est et il serait toujours là pour moi. Je le vois dans ses yeux.

Il m’accepte telle que je suis avec ma différence. Il accepte l’être que je suis avec ses imperfections. N’est-ce pas la plus belle preuve d’amour d’un homme envers sa femme ? Je vais être honnête avec vous, Alain a été malade plus d’une fois dans sa vie ; nos deux filles Alyson et Angie aussi. JAMAIS je ne les ai abandonnés. Je les ai supportés avec FORCE, COURAGE et COMPASSION. Mais on aurait dit que j’en voulais à Alain de m’avoir fait souffrir à travers sa maladie.

Il était MON HOMME et j’aurais voulu que jamais la maladie ne frappe à nos portes. Je voulais qu’il nous protège. Pourtant, Dieu sait qu’il n’a JAMAIS choisi intentionnellement LA maladie ; nos filles non plus… Quoi qu’il en soit, notre plus grande force en tant que couple, LA COMMUNICATION, aura réconciliée notre union malgré cette blessure qui tarde à cicatriser.

Cependant, je garde espoir qu’un jour, elle disparaîtra… Voyez-vous, notre force émotionnelle en tant que famille est fragile, mais plus forte que tout à la fois. Car nous n’avons pas peur des mots ! Nous sommes une famille UNIE POUR LA VIE… POUR LE MEILLEUR & POUR LE PIRE ! En passant, j’ai choisi intentionnellement que les prénoms de nos filles commencent par la lettre A (Alyson & Angie) car Alain et elles sont les 3 AAAmours de ma vie.

Et puisque L’AMOUR est primordial dans ma vie, cela allait de soi. Que les Anges vous apportent tout l’AMOUR dont vous avez besoin dans votre vie afin d’être pleinement épanouis… Douce St-Valentin à vous tous !

La Plume solitaire

Dés-APPRENDRE… l’histoire de ma vie

Dés-APPRENDRE… l’histoire de ma vie

Enfant, je voulais ressembler à mes parents. Ah ce que je les admirais. Leur bonté sans fin et leur amour scintillant dans la maison me rendaient heureuse. Travaillants, honnêtes et responsables,je les adulais secrètement. On aurait dit que j’étais tombée sur des parents parfaits.

Puis rendue à l’adolescence, je me suis mise à questionner certaines de leurs valeurs. Pourquoi fallait-il se rendre à l’église chaque dimanche? Pourquoi fallait-il toujours se faire passer en dernier? Pourquoi devions-nous être bien vêtus pour aller en ville? Croyez-moi, la liste de questionnements était longue, très lonnnnnngue. Cependant, en remettant en question leurs valeurs, j’ai réalisé que cela déplaisait… particulièrement à ma mère. Elle avait ses règles et je ne devais pas les mettre en doute. Alors les prises de becs ont commencé entre elle et moi.

Dieu sait combien de fois ai-je pu me faire dire que j’avais une tête de mûle… Pourtant, je ne faisais part que de mon opinion. Aller à l’église sans en avoir l’intérêt était pour moi un signe d’hypocrisie. Je n’aimais pas l’idée culpabilisante qui y était trop souvent véhiculée. Porter des vêtements chics à 14 ans me donnaient l’effet d’être PRISE dans mes vêtements; ce n’était pas moi non plus. Toujours dire « OUI » même si le cœur n’y était pas, je l’ai fait aussi. Par amour et respect pour eux, je me suis conformée à maintes reprises dans le but de plaire.

Quoi qu’il en soit, je n’en veux absolument pas à mes parents car ils ont suivi leur instinct de parents en voulant m’inculquer des valeurs traditionnelles qui leur appartenaient. Ma mère était ma meilleure amie et elle me manque souvent. Mon père était mon mentor… il l’est toujours d’une certaine façon. Aujourd’hui, il n’en tient qu’à moi de choisir les valeurs qui me plaisent et de laisser tomber celles qui nuisent à ma vie. Sans le savoir, mes parents ont été les PLUS beaux modèles de DON DE SOI.

Grâce à eux, j’ai compris que la maladie avait aussi un lien direct avec celui-ci. Le don de soi, c’est bien à condition qu’on le fasse aussi pour soi-même. Ce n’est pas mal de dire « NON » de temps en temps. Nous ne sommes pas des personnes égoïstes de vouloir s’accorder du temps de qualité pour soi. Le travail, c’est bien. Mais ce n’est pas ce qui nous définit en tant qu’être humain…

Aujourd’hui, j’ai la chance et le bonheur de partager ma vision de la vie avec mon père. Ce que je trouve merveilleux, c’est lorsqu’il me regarde avec son regard charmeur et qu’il me dit : « Tu fais bien ma fille. » Mon père m’observe et voit ce qui me rend heureuse. Il me respecte dans mes décisions. Il sait que j’ai choisi LA SANTÉ au lieu de la sécurité financière en quittant mon emploi d’enseignante. Il m’encourage dans cette voie haut la main. Je suis tellement reconnaissante de l’avoir dans ma vie. Mon père a grandi grâce à la maladie lui-aussi…

Si ma mère était encore de ce monde, j’aimerais tant lui enseigner à dés-APPRENDRE afin qu’elle évite la maladie, car en fait, la vie est un JEU. Qu’elle s’accorde de petites pauses et qu’elle laisse traîner ses affaires dans la maison. Qui s’en souciait de toute façon… à part ses sœurs et ses belles-sœurs qui avaient apprises les mêmes règles… Ses quatre cancers l’ont fait souffrir. TROP de sentiments et de frustrations refoulés au fil des années. Elle était LE RAYON DE SOLEIL de tous et chacun… mais QUI prenait soin de la faire rayonner ?

Je vous supplie de réfléchir à vos valeurs afin de vous assurer qu’elles correspondent bien à la personne authentique que vous êtes. Être en harmonie avec ses valeurs, c’est accueillir la vie à bras ouverts. AIMEZ, PARDONNEZ ET AIMEZ…

Josée Millaire, la plume solitaire

 

Courir après la vie

Courir après la vie

Il était une fois une jeune fille qui adorait la vie. Tout l’émerveillait et l’allumait. Toujours prête à vivre une nouvelle aventure, rien ne pouvait l’arrêter. Sa mère s’amusait à dire qu’elle était « le chat sauvage » de la chanson de Marjo… En fait, elle connaissait bien sa fille. Voici quelques extraits qui montrent bien l’ensemble du portrait de cette jeune fille : « On n’apprivoise pas les chats sauvages. Pas plus qu’on met en cage les oiseaux de la Terre. Faut les laisser aller toujours sans chercher à comprendre. Ils marchent seuls et n’ont qu’un seul langage : celui de l’amour, celui de la vie… »

Dès l’âge de 12 ans, elle était prête à voler de ses propres ailes et rêvait de partir apprendre l’anglais dans une province voisine. Son père la trouvait trop jeune et lui a dit d’attendre après son secondaire V.
La déception qu’elle ressentie à ce moment était indescriptible, mais bon. Fallait bien vivre avec la réalité.

À l’âge de 15 ans, elle tomba en amour. Oh la la, elle savait qu’elle avait rencontré l’homme de sa vie. Elle passait des heures à rire, à parler et à faire des activités avec son amoureux. Croyez-le ou non, 5 mois plus tard, elle partait vivre en appartement avec lui… Ses parents avaient accepté de la laisser partir car ils voulaient que leur fille soit heureuse. Ils avaient compris que RIEN ne pouvait l’arrêter lorsqu’elle avait une idée en tête…

À 21 ans, elle maria son amoureux qu’elle avait elle-même demandé en mariage. C’était le 22 mai 1993. Elle était à sa deuxième année d’Université. Évidemment, cette jeune amoureuse de la vie avait toujours un projet en tête. Tout était planifié dans les moindres détails. Pas question de perdre une seule minute, pas même une seule seconde dans la vie. On aurait dit qu’elle aimait tant la vie, que sa crainte de manquer de temps était toujours constante. Elle n’avait pas prévu être mise au repos à partir de la 28 semaines de grossesse. Elle terminait sa dernière session à l’Université à la fin avril 1994. Et voilà que le bébé, probablement aussi paquet de nerfs que sa mère, voulait se pointer le bout du nez AVANT la date d’accouchement prévue le 15 juin 1994. Encore une fois, son sens de l’organisation exagérée lui avait sauvé la vie. Ben oui! Elle avait peinturé la chambre du bébé AVANT même de tomber enceinte. Une calipette de chance. Ha ha ha… De plus, étant assidue à ses travaux scolaires, tout était déjà complété alors même si elle a dû arrêter l’Université trois semaines avant la fin de son programme, elle a pu prendre des ententes avec ses profs. Ouf! Elle l’avait échappé belle. Elle donnait naissance à sa mignonne petite fille le 25 mai 1994 après bien des semaines de stress intense…

Je pourrais vous raconter une foule d’anecdotes de la vie de cette jeune bohémienne animée par les connexions humaines. Partout où elle passait, elle voyait du bon et du bien. Plusieurs la trouvait bien naïve de croire en la bonté des gens à ce point. Quoi qu’il en soit, elle s’en foutait. Elle faisait toujours ce qui lui plaisait en semant des graines d’amour sur son passage. Intuitive, elle savait discerner le bien du mal, mais surtout, elle pouvait comprendre la douleur des gens qu’elle croisait…

Tristement, cette amoureuse de la vie perdit un jour le goût de vivre. Hypersensible, elle semblait ressentir les émotions négatives de tous ceux qui l’entouraient. Devenue enseignante, elle voulait sauver le monde! Elle voulait tant faire la différence dans la vie de tous les enfants SANS exception. Des collègues lui conseillèrent de choisir ses batailles. Elle refusa. Pas question pour elle de choisir entre le fort ou le faible. Tous les enfants avaient droit au même traitement d’amour, d’apprentissage, de compréhension et d’attention. Écoutant son cœur, elle se libéra de ses chaînes en remettant sa démission malgré le plan de pension, le salaire de 92 000$ par année, les bénéfices… si on peut appeler ça ainsi!! Elle aurait pu continuer, le cœur malheureux mais elle ne pouvait s’y résigner. De toute façon, son cœur saignait si abondamment, qu’elle n’avait plus aucune énergie…

Son corps lui avait parlé et elle n’avait pas su l’écouter. Sommes-nous étonnés? Absolument pas. Toujours aussi têtue et déterminée, rien ne pouvait l’arrêter sauf… la maladie. Diagnostic : Dépression majeure et épuisement professionnel. Elle ne pouvait y croire. Dieu qu’elle a eu du mal à l’accepter… Elle eut toutefois la brillante idée de prendre du recul, de faire une belle introspection et de remettre les pendules à l’heure. Elle en avait assez de courir sans jamais s’arrêter. Cette épreuve fut le plus beau cadeau de sa vie. Elle compris ENFIN que les barrières dont elle se sentait si prisonnière avait été bâtie par elle-même. Oui, oui! Personne ne lui avait imposées à part elle-même. Quelle révélation! Elle avait omis de se respecter au même titre qu’elle savait si bien le faire envers les autres. Le plaisir n’avait plus de place dans sa vie; seul le travail et les responsabilités familiales avaient de l’importance…

Aujourd’hui, elle a fait un revirement total. Elle a quitté son emploi, a quitté l’Alberta et est déménagée au Québec. Elle vit dans un chalet près de l’eau avec son mari et ses deux grandes filles de 19 et 21 ans. Elle se connecte à l’essentiel avec ses cinq sens… et même son sixième… Sans télévision et sans eau, elle réalise un rêve d’enfance : vivre comme dans l’ancien temps. Chaque matin, elle prend plaisir à remplir ses chaudières d’eau, à faire bouillir pour laver sa vaisselle et commencer sa journée. Ses chiens : Angel, Channelle, Timide et Pouka, la suive fidèlement partout où elle marche dans le bois. Ils semblent apprécier autant qu’elle les heures passées auprès du lac et du feu. Ils ont enfin toute son attention et sa présence d’esprit car leur maîtresse s’est libérée le cerveau de tout le stress qui l’affligeait depuis une dizaine d’années. Tout est simplicité, tendresse et bonheur au fond de son cœur.

Vous aurez sans doute compris qu’elle est devenue ma meilleure amie; trop longtemps enfouie dans le tréfond de mon âme… Aujoud’hui, je NOUS accorde une place de choix car la petite fille, c’est MOI.

 

Josée Millaire ou La plume solitaire

%d blogueurs aiment cette page :