La gratitude versus l’attitude

La gratitude versus l’attitude

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de mon histoire qui ressemble peut-être à la vôtre. Lorsque l’on compare notre vie à celle du voisin, c’est que l’on recherche à combler un vide dans la nôtre. Je me suis longtemps dit que si j’étais plus jeune, plus riche, plus instruite… ma vie serait plus belle et mieux remplie. Il y avait toujours un « si » à la fin de chaque réflexion. Ma vie, pour moi, manquait de sens.

On ne se rends pas compte à quel point on créé soi-même ce vide à l’intérieur de soi, en voulant toujours ainsi se comparer aux autres. Je vivais dans une perpétuelle ambiance négative et je cherchais sans cesse à l’extérieur de moi, une expérience, ou une relation qui pourrait me rendre vivante et pleine.

Je ne réalisais pas que ce manque, je le construisais jour après jour, sans m’en rendre vraiment compte. J’avais tendance à chercher le coupable, une chose, une personne ou un évènement qui pouvait être responsable de mon grand vide intérieur, mais je ne regardait au bon endroit, c’est-à-dire à l’intérieur de moi. Erreur de ma part…

La pratique quotidienne de la méditation m’a permis d’aller au centre de moi, j’y ai découvert que mon manque était provoqué par un esprit vagabond. Je vous explique…

Mon esprit n’était jamais dans le moment présent. Au contraire, il errait soit dans le passé ou sinon dans le futur mais jamais dans l’ici et maintenant.

Je n’étais nullement présente à moi en temps réel c’est-à-dire dans le moment présent. La pratique de la méditation m’a apprise à entrainer mon esprit à être complètement dans l’ici et maintenant. De voir et apprécier tout ce que j’avais de beau et de bon en moi et autour de moi. Ce qui s’appelle la gratitude.

La gratitude nous fixe dans le présent, nous devenons plus épanouis, plus comblés et apaisés parce que nous réalisons à quel point notre vie est riche. Non pas de biens matériels, mais de reconnaissances et de gratitude pour ce que nous avons au moment présent dans notre vie.

La gratitude nous nourrit, elle nous remplie intérieurement. Elle nous libère de notre petit « je », « me », « moi », de nos pensées négatives, du perfectionnisme et de l’envie.

Apprenez dès aujourd’hui à dire « Merci la vie » et cela à répétition dans une journée, vous verrez votre regard sur la vie changera.

La gratitude changera votre attitude et lorsque l’on change d’attitude, notre monde intérieur change lui aussi. Essayez et vous verrez!

Faites le dès maintenant, trouvez deux ou trois raisons de dire « Merci la vie » aujourd’hui!

Avec toute ma gratitude,

Line

 

 

 

Sur les chemins de Compostelle

Sur les chemins de Compostelle

Je vous présente Sylvain Chassé, homme d’affaires très connu de Saint-Hyacinthe, très impliqué auprès de sa communauté, marcheur et explorateur invétéré. Sylvain a marché à plusieurs reprises différents chemins vers St-Jacques de Compostelle. Il nous livre ici un très beau témoignage sur ce périple qu’il a effectué autant seul, qu’accompagné.

Combien de fois as-tu fait le chemin de Compostelle ?

D’abord, il faut savoir qu’il existe de nombreux chemins menant à Compostelle et ce, à travers toute l’Europe. Ces chemins font d’ailleurs parmi du patrimoine mondiale de l’humanité et représentent l’unité des peuples en Europe. Lorsque les gens parlent du «chemin de Compostelle» au singulier, ils font généralement références au chemin le plus populaire : Le «Camino Francès», qui part de St-Jean-Pied-de-Port en France, traversant ensuite les Pyrénées pour se rendre jusqu’à St-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

J’ai eu le grand privilège de marcher sur 5 chemins de Compostelle différents :

2007 – De St-Jean-Pied-de-Port à Compostelle par le «Camino Francès», en Espagne (780km).

2012 – De St-Jean-de-Luz à Santander, sur la côte basque par le «Camino del Norte», en Espagne (230km).

2012 – Une petite randonnée à travers les vignobles sur le «Chemin de Compostelle alsacien», entre Riquewihr et Keysersberg : (5km).

2012 – «Pèlerin d’un jour» sur la «Via Podiensis» (communément appelé «la voie du Puy-en-Velay», en France). J’ai fait la toute première étape : Puy-en-Velay à St-Privat l’Allier (24 km) en randonné d’un jour. C’est ce qui m’a donné le désir de revenir faire ce chemin de 730km jusqu’à St-Jean-Pied-de-Port.

2013 – «Via Domitia» : La traversée de la Provence, d’Arles à Sisteron (180km);

2014 – «Via Podiensis »: Le Puy-en-Velay à Moissac (400km);

2015 – «Via Podiensis» (…suite) : Moissac à St-Jean-Pied-de-Port (330km);

2016 – Retour aux sources : St-Jean-Pied-de-Port à Najera (200km), sur le «Camino Francès», en Espagne;

2016 – «Chemin de Compostelle en Alsace» (220 km), prévu à l’automne, durant les vendanges.

 Est-il important de faire au moins une fois ce chemin en solitaire ?

Faire le chemin de Compostelle est une affaire très personnelle. Il n’y a pas de bonnes réponses à cette question.

Personnellement, j’aime aller au-devant des autres et laisser les gens venir à moi. J’ai cette capacité à tisser des liens avec les gens de partout à travers le monde. C’est sûrement un héritage de mon grand-père maternel.

Pour ma part, marcher seul favorise davantage l’introspection. Sur le chemin, les gens marchent cependant généralement deux par deux, même s’ils sont au départ en groupe ou seuls. Si tu es seul, au gré des marches, tu feras des rencontres et avec qui tu pourras marcher par la suite. Ces groupes se forment souvent spontanément. Tu croises habituellement des personnes qui marchent au même rythme que toi et avec qui il est agréable de faire la conversation.

Pour pouvoir marcher seul, j’ai eu à le demander aux autres, en expliquant mon besoin d’introspection, ce qui fut respecté. De toute manière, tu revois pratiquement toujours les mêmes visages, une fois rendu au village et dans les gîtes.

En 2012, j’ai fait mon camino avec ma conjointe. Ce fut une toute autre expérience, toute aussi enrichissante pour l’évolution de la conscience. Habitué à marcher seul, accompagner un autre sur son chemin demande une grande adaptation. J’ai dû accepter et respecter qu’elle faisait SON chemin, à sa manière et que cette manière était tout aussi bonne que la mienne. Aussi, ce n’est pas parce que vous partez deux (ou plus) que vous marchez nécessairement ensemble toute la journée. Les gens vont se donner des rendez-vous, ou s’attendent à un endroit précis, souvent au prochain village ou au gîte prévu.

C’est souvent après la marche, autour d’une table (et un petit pot de vin du pays) que se font les plus beaux échanges et où le plaisir est le plus au rendez-vous ! Alors, n’hésitez pas à demander à un groupe à pouvoir vous joindre à eux !

Que représente ce chemin dans ta vie aujourd’hui ?

Si on se le permet, le chemin de Compostelle est une belle occasion de s’accorder du temps pour méditer sur le chemin de la vie. Pour ma part, c’est un voyage vers l’intérieur, plus qu’une performance physique. Aujourd’hui, la marche m’aide énormément à méditer, à observer mon mental et à aller chercher la paix d’esprit. (Oui ! Évidemment, ça aide aussi la forme physique…). Depuis 10 ans, j’ai appris à apprécier la marche, alors qu’avant, je voyais ça comme une perte de temps ! J’appréciais davantage les activités physiques soutenues, comme la course à pied.

Comme dans la vie, le chemin monte, descend, tourne à gauche ou à droite; il est parfois facile, à d’autres moments difficiles. L’important n’est pas d’arriver, mais de vivre chaque moment, chaque pas.

On y fait des rencontres d’êtres humaines formidables que l’on doit quitter à la fin du voyage.

J’ai appris sur le chemin que l’être humain n’a que très peu de besoin. Nous trainons énormément de peurs illusoires sur nos épaules, principalement lorsque je fais référence aux biens matériels. Sur le chemin, tu dois les trainer dans ton sac à dos et il est toujours trop lourd. Alors, tu fais du délestage de biens inutiles (bizarrement, on retrouve surtout des produits de maquillage délestés en chemin); ou bien, la nouvelle mode sur le chemin est de faire transporter par son sac par un service !

Sur le chemin de Compostelle, nous sommes tous égaux : tous marcheurs et pèlerins ! Il n’y a plus aucun ordre social, aucun rôle ou titre. Seulement des humains qui vivent une expérience et des partages. Il est évident que les leçons apprises lors de mes marches influencent ma gestion d’entreprise au quotidien. Je désire d’ailleurs éventuellement écrire un livre à ce sujet.

Quels sont les chemins que tu as eu le plaisir d’emprunter ?

Pour les décors, je ne suis pas difficile. J’ai eu beaucoup de plaisir à traverser la Provence à pied ou encore, j’ai eu un coup de cœur pour les pays basques, dans le sud de la France et au nord de l’Espagne, le long de la côte atlantique. J’ai savouré ma petite excursion en Alsace et c’est pourquoi je compte y retourner pour faire le chemin en entier à l’automne. J’arrive d’une marche de 10 jours sur le fameux «Camino francès» et ce fut un plaisir renouvelé.

Spontanément, pour ses beautés naturelles, je dirais que le «Camino del norte» fut mon plus spectaculaire.

J’admets que ce sont les imprévus qui rendent surtout les chemins intéressants. C’est ce qu’on se souvient le plus et c’est ce qu’on raconte aux gens qui posent des questions aux pèlerins. Chacun a son anecdote à compter.

J’ai toujours été bien accueilli par les gens du pays. Il ne faut oublier que nous sommes chez eux et qu’il y a des différences culturelles qui demandent parfois de l’adaptation. Contrairement aux touristes qui exigent, le pèlerin accepte ce qu’on lui donne avec gratitude et dans cette optique, les gens qui nous accueillent sont généralement très généreux. Je les trouve également très patients.

Quelle est aujourd’hui ta réflexion sur ton chemin ?

J’ai longuement refusé de parler de mes chemins. Je ne les fais pas pour pouvoir dire aux autres : «MOI, JE L’AI FAIT !» et plaire ainsi à mon égo. J’ai d’ailleurs baptisé mes marches : « Au-devant de l’humain que je suis !»

Après de nombreuses questions du public, j’ai finalement accepté d’en parler ouvertement pour la première fois en décembre dernier, lors d’un déjeuner de gens d’affaires. Tant mieux si ces partages peuvent favoriser l’éveil de la conscience humaine.

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas obligatoire de faire le chemin de Compostelle pour répondre à des questions existentielles. En blague, les gens me disent : «Après tous ces chemins, tu n’as pas encore trouvé les réponses à tes questions ?» et moi de répondre : «Je cherche encore les questions !»

Le chemin de Compostelle est aussi un endroit formidable pour faire le vide, ne rien penser, vivre son moment présent, refaire le plein d’énergie et rencontrer des gens. C’est surtout dans cet esprit que j’ai fait ma dernière marche et ça très bien répondu à mes besoins.

Avons-nous toujours besoin de performer pour se sentir vivant ?

Je dirais que mes réflexions récentes (ou plutôt mon constat) portent sur ce besoin qu’a la société à «performer»; se besoin de mesurer, se comparer, d’évaluer, d’exiger toujours plus…même sur le chemin de Compostelle. Les gens aiment se sentir vivants dans le «faire» et «l’avoir», alors qu’à mon sens, la vérité se trouve dans «l’être». Pour moi, nul besoin de souffrir sur le chemin : il peut se faire dans le respect et le plaisir et si je souffre, j’accepte que ce soit ma création.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut faire Compostelle pour la première fois ?

  • Partir en toute confiance ; le chemin n’est pas dangereux, même pour la femme seule. Je n’ai entendu aucune histoire particulière avec des problèmes vécus par d’autres pèlerins. Cependant cette année, j’ai remarqué pour la première fois que certains commerçants espagnols avaient tendance à ne pas remettre le change correctement lors d’achat, ex : remettre le change sur un 10 € alors que vous avez donné un 20 €. J’ai été témoin de cette situation plusieurs fois.

  • Tester tout son matériel avant de partir :

    • Personnellement, je marche avec des bâtons en graphite. Ça aide la pousser en montant et l’équilibre en descendant des montagnes.

    • Ne pas partir avec des bottes neuves ou des chaussettes que vous n’avez pas testées. Ça attire des problèmes !

  • Avoir une bonne préparation physique ;

    • Marcher régulièrement des 10km jusqu’à 20 km; sans sac à dos pour débuter, puis avec son sac partiellement rempli et finalement, avec le sac complet.

    • Aller marcher en montagne; les chemins de Compostelle sont rarement plats.

  • Partir avec un sac le plus léger possible. 10% de son poids est recommandé.

    • Éliminer le superflu ;

    • Il est possible de faire transporter son sac sur place pour un frais moyen de 8 € par jour ;

  • Prendre un soin jaloux de ses pieds ;

  • Écouter son corps ; respecter ses limites ; marcher à son rythme naturel. Il n’y a aucune distance obligatoire à marcher par jour. Il est difficile de marcher à un rythme rapide et forcé sur plusieurs jours. De toute manière, c’est inutile, on s’en rend compte assez rapidement, en plus d’augmenter le risque de se blesser.

  • Apprendre quelques mots usuels en espagnol ; cette année, j’ai remarqué une percée fulgurante de l’anglais sur le chemin. Cependant; avec la langue du pays, l’accueil y est généralement meilleure de la part des citoyens ;

  • Ne pas s’inquiéter pour l’eau ; il y a des fontaines d’eau potable partout ; personnellement, j’ai mis mon camelpack de côté. Je trouve que les bouteilles plastiques sont plus commodes : plus faciles à remplir lorsque vient le temps de changer son eau (pas besoin de défaire tout son sac) et à transporter.

  • Même chose pour les petites épiceries où vous pouvez trouver le nécessaire et des boulangeries. Il y a aussi les BARS qui servent des croissants au petit déjeuner et du café;

    • Trainez dans votre sac un minimum de nourriture au cas où vous auriez faim en chemin et que rien ne soit disponible : bars énergétiques, pain, noix, chocolat, saucissons secs, fruits, fromages, ou encore des petits gâteaux comme des madeleines. Les pèlerins ont tendances à partager ce qu’ils ont avec les autres.

    • Breuvage énergétique.

  • Ne pas endurer les désagréments qui causent des ennuis, comme un petit pli du bas dans le soulier ou la botte. Immédiatement défaire sa chaussure et replacer le tout.

    • J’ai remarqué que les femmes ont tendance à enfler des pieds, ce qui cause des blessures. Enlever vos bottes souvent, crémer les pieds, changer les chaussettes et remettre ses bottes afin qu’elles soient à nouveau ajustées à «la nouvelle forme» de vos pieds.

  • En France, il est conseillé de réserver ses gites quelques jours d’avance. C’est un tracas de moins à penser. La moyenne en 2015 était de 40 à 50 € par personne en demi-pension (lit, déjeuner et souper inclus) chez l’habitant. Si vous n’êtes pas en mesure de vous rendre au gite à cause de la distance, certains viennent vous chercher ou vous reconduire. Vous pouvez toujours appeler un taxi ou prendre l’autobus à partir d’un village.

  • En Espagne, les gîtes communaux sont «premier arrivé, premier servi». Ils coutent environ 10 € par nuit (parfois «donativo» , vous donnez ce que vous voulez). Ce sont des dortoirs. Prévoir apporter des bouchons pour un sommeil paisible. Cependant, il existe plusieurs autres types d’accommodations, selon votre budget. Les petits hôtels sur le chemin sont autour de 40 € par nuit pour une chambre individuelle.

 

Dans les gîtes de pèlerins, la crédentiale (passeport du pèlerin) est obligatoire pour pouvoir y passer la nuit. Cette crédentiale est disponible au lieu de départ de votre chemin ou vous pouvez l’obtenir auprès de l’Association québécoise des pèlerins de St-Jacques. Les estampes des différents endroits dans votre carnet forment également un beau souvenir de vos passages. Rendu à St-Jacques-de-Compostelle, vous avez droit à recevoir un certificat, la «Compostela», si vous démontrez avoir marché plus de 100km sur un chemin de Compostelle.

 Accepter les différences culturelles, sans juger et surtout sans critiquer la façon de vivre des européens.

    • Il faut savoir qu’en Espagne, les gens soupent très tard. Les restaurants ouvrent maintenant vers 20h30.

    • Il faut savoir également que les commerces sont généralement fermés entre 14 et 16 heures, tout comme le dimanche.

  • Sur le chemin, s’ouvrir aux autres, s’y intéresser : Ne pas avoir peur de faire le premier pas.

    • Vous entendrez sûrement parler français sur le chemin. Les français adorent entendre également l’accent «québécois». Ils marchent généralement en groupe pendant une semaine ou deux. Vous pourrez vous joindre à eux lors de la marche et aux arrêts, si vous le désirez. Ils vous parleront assurément des chutes du Niagara, de la Gaspésie et d’un proche qui vit à Montréal ! Vous ferez alors partie de la «famille». Avec eux, on ne s’ennuie pas lors des soupers et les chants sont souvent au rendez-vous ! Ils vous parleront sûrement de Céline, Charlebois, Vigneault, Isabelle Boulay, Linda Lemay…Merci Sylvain pour ce très beau témoignage sur les Chemins de Compostelle.

    • Pour rejoindre Sylvain:

    • http://www.sylvainchasse.com/

Reiki : ouverture des 7 chakras

Reiki : ouverture des 7 chakras

Le Chakra Sacré

Le Chakra Sacré ou Chakra 2 est le centre énergétique situé au niveau du ventre, il est ainsi associé à la naissance et aux pulsions. Son nom sanskrit est SVADHISTHANA, ou lieu de douceur : il parle de création et de procréation. Par essence, ce chakra est dominé par l’élément Eau.

Votre Chakra Sacré et vous

Votre deuxième chakra correspond à l’intelligence sensorielle et motrice, autrement dit l’intelligence du corps, c’est lui qui a pour rôle de maintenir votre corps actif et votre esprit alerte. C’est aussi le réservoir énergétique de votre corps physique et de toutes vos émotions, de toutes vos pensées. Le deuxième chakra est source de fécondité et de créativité, notamment artistique. Votre Chakra sacré influence l’appétit pour la nourriture, le plaisir en général et donc la sensualité, le tempérament et l’activité sexuelle. Il vous pousse à la relation directe avec ce qui vous entoure, à la fameuse notion « ici et maintenant ».

Quand votre Chakra se déséquilibre

Quand votre Chakra Sacré se ferme, votre sensibilité baisse et vous devenez indifférent à ce qui vous entoure, chose et personnes. Vous vous sentez désabusé et mélancolique et vous ressentez une forte impression de manque ainsi qu’une lassitude sourde. Vous êtes soit fermé, soit fragile émotionnellement.

Quand votre deuxième chakra connait un dysfonctionnement vous avez tendance à être excessif en tout, y compris dans vos moments de découragement qui tourneront vite au désespoir. Vous craignez souvent de ne pas être à la hauteur ou de ne pas être désiré ou désirable, ainsi vous êtes en permanence en quête de reconnaissance ou de regards. Il se peut également que vos désirs et votre appétit pour la vie s’expriment avec excès ou ne s’expriment pas du tout.

Le Chakra Solaire

Le Chakra Solaire, ou chakra 3 est le siège de votre Ego et de votre individualité. Grâce à lui, vous avez conscience de votre identité personnelle et percevez votre propre valeur. Par lui, vous affirmez votre Moi et exercez votre liberté de choix pour devenir le bâtisseur de votre propre vie. Votre chakra MANIPURA est le siège du pouvoir, de l’action, de la volonté affirmée, de l’autorité naturelle et du libre arbitre.

Votre Chakra Solaire et vous

Votre Chakra Solaire concerne les organes situés sous le diaphragme : estomac, foie, vésicule, rate, pancréas. C’est là que votre énergie personnelle se concentre et c’est de là qu’elle diffuse. C’est ce chakra qui vous permet de percevoir la dualité du monde et qui favorise votre juste présence à vous-même et en société. Il vous aide à construire votre confiance en vous et à devenir indépendant en vous affranchissant du regard de l’autre. Il participe à la construction de l’amour-propre et de l’estime de soi. Il vous permet de développer une forte personnalité et un Moi bien individualisé et bien positionné par rapport aux autres.

Quand votre Chakra se déséquilibre

Quand votre chakra 3 se déséquilibre, les syndrômes physiques suivants peuvent alors apparaître : acidité excessive, inflammations (excès de feu), lésions ou ulcères mais aussi, par le biais du prancréas et de la production d’insuline, par de brusques coups de fatigue dûs à de l’hypoglycémie ou encore, par du diabète interne.

Sur le plan psychique, si votre chakra est sur-actif, votre ego se sur-dimensionne et vous perdez vos notions de justesse, justice et pertinence, vous allez avoir tendance à la domination voir la manipulation. A l’inverse, si votre troisième chakra est sous-actif, vous allez vous dévaloriser et tendre à vous effacer, vous manquez d’assurance. Vous avez peur de beaucoup de choses et cela vous paralyse.

Le Chakra du Cœur

Le quatrième chakra est au centre des centres énergétiques majeurs. La traduction littérale de son nom sanskrit est ANATHA, ce chakra représente la paix intérieure, la guérison et la beauté les sentiments. Il conduit à expérimenter l’amour de soi et des autres.

Votre Chakra du Cœur et vous

Le quatrième chakra coordonne les voies circulatoires, le cœur, les poumons et le thymus. Au niveau psychologique votre quatrième chakra vous invite à vous aimer vous-même, non en égoïste mais pour vous préparer à donner sans attendre en retour.

Il se nourrit des éléments que vous générez, de toutes vos relations affectives, de tous les sentiments que vous éprouvez, y compris des sentiments «négatifs» comme la haine ou le refus de pardonner.

Quand votre Chakra se déséquilibre

Les symptômes physiques consécutifs à l’ouverture insuffisante du quatrième centre sont les troubles cardiaques et artériels, l’hypertension, les problèmes pulmonaires, l’asthme et tout ce qui s’apparente à de la tristesse accumulée. Ces situations se doublent d’un puissant sentiment d’isolement et de solitude. Ce sont les vieilles blessures qui donnent le sentiment illusoire mais intense d’être à part, d’être différent.

Quand votre quatrième chakra est déséquilibré, vous avez des problèmes affectifs. S’il est trop fermé, vous êtes dur avec les autres et souvent aussi avec vous-même. Au contraire si votre cœur est trop ouvert, vous êtes émotif à l’excès, démuni et désemparé à la moindre remarque.

Votre cœur énergétique est mis à mal quand vous refusez obstinément de regarder les choses en face, de faire preuve de bonne foi ou bien lorsque vous refusez de pardonner les autres ou de vous pardonner vous même.

Le Chakra de la Gorge

Centre du langage, de l’écoute et de la communication, le cinquième chakra est le premier des centres énergétiques à différencier l’être humain des autres formes de vie.

Son nom sanskrit, VISHUDDHA signifie tout simplement purification. Son bon fonctionnement est indispensable à l’épanouissement de votre créativité et va de pair avec l’activation du deuxième centre énergétique.

Votre Chakra de la Gorge et vous

Sur le plan physique, le cinquième centre énergétique gouverne les oreilles, la bouche la gorge et le cou. Il est abîmé par l’abus de substances excitantes et toxiques qui entrent par la bouche : alcool, tabac, substances psychotropes ou médicaments qui même s’ils peuvent déchaîner la créativité en la débridant par un excès vont très vite l’éteindre et l’assécher.

Sur le plan psychologique, il a trait à l’expression orale, chantée et écrite. Vous pouvez ainsi vous exprimer sous toutes les formes mais aussi t être en mesure d’écouter ce que les autres ont à dire. Sorte de porte-parole de tous les autres chakras, le centre laryngé influence votre capacité à communiquer. Vous vous donnez alors naissance sur le plan émotionnel en osant vous raconter.

Quand votre Chakra se déséquilibre

Quand votre Chakra 5 se déséquilibre vous pouvez avoir du mal à vous exprimer, cela s’exprime par une timidité exacerbé ou un bavardage inconsistant. Trop fermé, vous vous repliez sur vous et n’arrivez ou ne désirez plus échanger, et vous risquez alors de vous sentir incompris.

La fermeture de ce centre sème la confusion mentale et émotionnelle, perturbe le corps physique et rend également votre petite voix intérieure inaudible. Vous vous taisez alors que vous devriez parler. Vous empêchez l’émergence ce qui doit être dit et entendu. Vous ravalez vos larmes, vos peurs, vos colères et la joie fuit loin de vous.

Le Chakra du Troisième Œil

Le Chakra du troisième oeil ou Chakra 6 est le siège est de la conscience, il explique votre identité profonde, vos aspirations et vos tendances naturelles. Son nom sanskrit est AJNA CHAKRA, ce centre représente la manière dont vous entrez en contact avec le monde extérieur et dont votre personnalité s’exprime en général.

Votre Chakra du Troisième Œil et vous

Le sixième chakra gouverne le sens de la vision mais il est surtout relié à l’hypophyse et à l’ensemble du système hormonal. Il est la source de l’intelligence, de la maîtrise et de la sagesse. Il vous donne accès à une vision plus profonde de la vie. Son activation complète représente l’union ultime du corps et de l’esprit.

Ce chakra coordonne l’activité des deux hémisphères cérébrales : à gauche, l’intellect, la pensée rationnelle et analytique ; à droite, l’intuition, la pensée synthétique et l’imaginaire. Il associe sensorialité, pensée logique et perception intuitive. Chaque seconde, cet état d’être vous offre alors une vision complète de la réalité.

Quand votre Chakra se déséquilibre

Sur le plan physique, le mauvais fonctionnement du sixième chakra provoque des sinusites, des douleurs cervicales, des maux de tête chroniques ou encore des troubles occulaires. Sur le plan psychologique, son déséquilibre se traduit par des images obsédantes, des pensées récurrentes, des troubles du sommeil de la confusion mentale ainsi qu’une vraie difficulté à choisir.

Votre imagination est soit débordante, soit non active. Si votre mental est débridé, vous faussez votre vision de la réalité. Vous avez soit l’illusion de contrôler toutes les situations parce que vous savez parfaitement les analyser, soit la sensation — tout aussi illusoire — d’être incapable de les maîtriser et de toujours les subir.

Vous risquez aussi de rejeter en bloc tout ce qui vous paraît irrationnel.

Le Chakra Couronne

Le chakra Couronne ou chakra 7 est la source des vibrations humaines les plus fines et les plus délicates. Il manifeste la part inaltérable et permanente qui réside en vous. Le centre énergétique SAHASRARA est traduisible par «lieu où il n’existe pas d’appui». Le septième centre développe votre mental supérieur sous forme de compréhension spirituelle de la vie et d’expérimentation concrète de la quiétude.

Votre Chakra Couronne et vous

Physiquement, le septième centre énergétique est relié à la glande pinéale, au cerveau postérieur et à la glande épiphyse. C’est là que sont secrétées les hormones régulatrices de votre humeur et donc, de votre état d’être du moment.

Longtemps présent comme un noyau potentiel, sahasrara chakra s’éveille généralement vers la quarantaine. Cette activation coïncide avec une période de vie où des choix cruciaux s’imposent avec une précision grandissante et où votre réalisation individuelle doit avoir lieu maintenant. Vous avez atteint votre plus haut degré de maturation psychologique. Votre énergie vitale est encore forte et vous avez en principe appris à l’utiliser au mieux.

Il est essentiel, pour préserver votre équilibre psychique, d’ouvrir votre septième chakra en prenant appui sur votre chakra racine. Toute recherche philosophique ou spirituelle exige préalablement un ancrage solide et de vous relier à l’aspect concret de la vie.

Quand votre Chakra se déséquilibre

Si ce centre est trop ouvert et que l’enracinement n’est pas assez puissant, l’individu est totalement détaché des choses matérielles, avec des conséquences qui peuvent être néfastes pour lui-même comme pour les autres. Les symptômes psychologiques les plus graves étant la dépression avec prostration, la maniaco-dépression ou la schizophrénie.

Sans aller jusqu’à ces situations extrêmes, une simple fermeture entraîne le refus catégorique de la dimension subtile de l’existence. Athéisme forcené, refus des traditions religieuses ou mystiques, matérialisme à outrance ou à l’inverse, abandon de ses responsabilités dénotent d’un problème relatif au septième centre énergétique.

Quand le féminin réclame sa juste part…

Quand le féminin réclame sa juste part…

Auteure:  Sylvie Petitpas  (Conférencière, Auteur Animatrice)

Quand le féminin réclame sa juste part… écoutons-le!

Le féminin a longtemps été bafoué, renié, rabaissé.

Les qualités dites « féminines » (intuition, sensibilité…) étaient souvent vues comme des « faiblesses »…

On refusait également aux hommes l’expression de leur part de féminité et ceux qui osaient l’exprimer étaient rejetés des autres.

Il y a eu évolution. Mais le féminin a encore parfois l’impression que le masculin lui laisse peu de place et il aimerait bien cheminer à ses côtés, dans une parfaite complémentarité, dans un esprit d’égalité.

Oui, le yin a besoin de prendre sa juste place à côté du yang pour créer l’équilibre en nous et autour de nous.

Non, le féminin ne s’oppose pas au masculin. Les deux se nourrissent mutuellement pour générer le meilleur, comme l’intuition permet à la raison de structurer les plus belles créations.

Alors, faisons le choix de redonner au féminin la part qui lui revient pour bâtir un monde plus équilibré!

Aujourd’hui, en ce 8 mars, prenons le temps de reconnaître la part de féminin en nous et de bien la célébrer. Tout le monde y gagnera!

Sylvie Petitpas  (Auteure, Conférencière, Animatrice)

4 principes pour élever son niveau de bonheur

4 principes pour élever son niveau de bonheur

Bonjour mes amis….

Je sais, je sais, il y a très longtemps que je vous ai écrit….

Je suis présentement à l’école de la vie au Costa Rica… mon pays d’adoption. Pour celles et ceux qui m’ont suivie depuis le début de cette grande aventure, poussée par le désir d’y apprendre une nouvelle langue, plus de 2 années ont passé et plusieurs aventures s’y sont déroulées. J’y habite maintenant plus de 6 mois par année… et c’est le bonheur.

 Ayant connu des problèmes de dépendance, j’ai longtemps été très malheureuse et surtout sans confiance en moi. Si un jour quelqu’un m’avait dit que j’allais faire tout ce que je réalise maintenant, mais surtout que le bonheur était possible pour moi, je ne l’aurais jamais cru…. Mais voilà, tout est possible!

 Je partage donc avec vous ces quatre grands principes qui m’ont aidé à réaliser ce qui me paraissait impossible au départ…..

 

QUATRE PRINCIPES POUR ÉLEVER SON NIVEAU DE BONHEUR

La vie est faite de choix. Choisir de se détruire ou choisir de s’accepter. Choisir son ombre ou choisir sa lumière. J’ai rencontré de belles personnes ici qui partaient de très loin, vivant dans le côté obscur de leur vie depuis plusieurs années. Et un jour, elles ont choisi d’être heureux. J’ai discuté avec plusieurs de ces personnes leur demandant comment elles avaient fait pour se libérer de leurs dépendances, pour retrouver leur lumière ou élever leur niveau de bonheur. Elles m’ont simplement répondu : « Je l’ai décidé. »

 À partir du moment où elles ont décidé de se choisir, elles ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour transformer leur vie et choisir d’être heureux. Entendons-nous bien, je n’ai pas dit que c’était facile… Mais à partir du moment où l’on décide véritablement de faire des changements dans sa vie, on s’engage envers soi-même à faire tout ce qui est possible.

PASSEZ À L’ACTION !

 Voici donc, tout simplement, ces quatre grands principes :

– Entourez-vous de personnes qui vous aideront à vous élever au lieu de vous rabaisser
– Portez votre attention sur vos progrès, aussi petits soient-ils à vos yeux
– Mettez par écrit vos moments heureux de la journée
– Fiez-vous à votre senti. Si ça fait mal en dedans….. c’est qu’il est important d’y mettre de l’amour et de transformer des choses dans sa vie.

REMERCIEZ-VOUS DE PRENDRE SOIN DE VOUS !

En commençant maintenant à appliquer ces 4 principes….. il y a en beaucoup d’autres… mais en mettant ces 4 principes en action, vous verrez déjà s’opérer une énorme différence.

Je vous souhaite de vous choisir. Vous êtes important !

Pura vida mes amis ! Christine Gagnon

 

 

Les AAAmours de ma vie

Les AAAmours de ma vie

J’avais 8 ans lorsque j’ai eu mon premier coup de foudre. Il était là, assis auprès du feu au camping de Malartic. Il interprétait Hell’s Bell du groupe AC/DC.Qui aurait dit qu’il allait devenir l’homme de MA vie?

Seulement les anges car cela devait être écrit dans le ciel… Je vis avec Alain depuis l’âge de 16 ans. Il était, il est et il sera toujours celui qui comblera mon cœur de femme. Je vous mentirais si je vous disais que tout a toujours été parfait. Oh que non ! D’ailleurs, en décembre dernier, j’ai même pensé le quitter. Pourquoi ? Simplement parce que j’avais l’impression que l’amour n’était plus au rendez-vous. Puis, en prenant du recul, j’ai compris que je devais faire le deuil des dernières années de ma vie : ma dernière dépression majeure, mon changement de carrière, mon déménagement…

En fait, je ne voulais pas réellement quitter l’homme de ma vie, mais plutôt FUIR les blessures du passé. Sa présence me les rappelait constamment même si elles n’étaient pas nécessairement toutes reliées à lui… Encore une fois, Alain aura su me prouver l’Amour inconditionnel qu’il avait à mon égard. Même si nos langages de l’amour sont différents, il a été, il est et il serait toujours là pour moi. Je le vois dans ses yeux.

Il m’accepte telle que je suis avec ma différence. Il accepte l’être que je suis avec ses imperfections. N’est-ce pas la plus belle preuve d’amour d’un homme envers sa femme ? Je vais être honnête avec vous, Alain a été malade plus d’une fois dans sa vie ; nos deux filles Alyson et Angie aussi. JAMAIS je ne les ai abandonnés. Je les ai supportés avec FORCE, COURAGE et COMPASSION. Mais on aurait dit que j’en voulais à Alain de m’avoir fait souffrir à travers sa maladie.

Il était MON HOMME et j’aurais voulu que jamais la maladie ne frappe à nos portes. Je voulais qu’il nous protège. Pourtant, Dieu sait qu’il n’a JAMAIS choisi intentionnellement LA maladie ; nos filles non plus… Quoi qu’il en soit, notre plus grande force en tant que couple, LA COMMUNICATION, aura réconciliée notre union malgré cette blessure qui tarde à cicatriser.

Cependant, je garde espoir qu’un jour, elle disparaîtra… Voyez-vous, notre force émotionnelle en tant que famille est fragile, mais plus forte que tout à la fois. Car nous n’avons pas peur des mots ! Nous sommes une famille UNIE POUR LA VIE… POUR LE MEILLEUR & POUR LE PIRE ! En passant, j’ai choisi intentionnellement que les prénoms de nos filles commencent par la lettre A (Alyson & Angie) car Alain et elles sont les 3 AAAmours de ma vie.

Et puisque L’AMOUR est primordial dans ma vie, cela allait de soi. Que les Anges vous apportent tout l’AMOUR dont vous avez besoin dans votre vie afin d’être pleinement épanouis… Douce St-Valentin à vous tous !

La Plume solitaire

L’amour pur et altruiste…

L’amour pur et altruiste…

Février étant le mois de l’amour (vous le saviez n’est-ce pas !?!?), j’ai le goût de vous transporter vers le monde des âmes Jumelles…

Mais avant, permettez-moi de vous partager la carte d’oracle que je viens de piger. J’ai pensé poser ce geste pour me mettre dans un état d’inspiration et recevoir le message qui me mettra sur les premières lignes de mon article, tout spécialement pour vous…

“L’amour est Dieu manifesté; c’est la force magnétique la plus puissante de l’univers.
L’amour pur et altruiste attire à lui ce qui lui appartient; il n’a pas besoin de chercher ou de demander.
Cartes d’oracle “Le Jeu de la Vie”

Oui, je crois sincèrement que l’amour est la force la plus grande et unique que nous pouvons intégrer dans notre vie. L’être humain est constamment à la quête de reconnaissance, d’accueil, de stimulation. Mais en vérité, croyez-vous que l’amour de soi comblerait tout ces vides intérieurs. “Je vous aime, je suis désolée, pardonnez-moi s.v.p., Merci” sont les phrases magiques de la philosophie hawaïenne que j’intègre de plus en plus dans mes ateliers et surtout dans ma vie au quotidien. Les premiers pas vers l’amour pur et altruiste commencent par l’amour de soi.

Et que dire des vibrations qui découlent de cet amour de soi / versus l’amour déferlé sur les autres par notre rayonnement ? À vrai dire, pas grand-chose en mot prononcé, mais surtout et seulement un sentiment intérieur qui honore notre attitude de croire en nous par l’amour que nous nous portons de plus en plus.

C’est par des gestes amoureux pour soi qui ignore égoïsme et culpabilité que nous arrivons à vibrer sur une fréquence d’amour pur et altruiste. Quels en seront les résultats ? Nous n’en savons rien et c’est très bien ainsi. Mais ce que je peux vous confirmer ici et maintenant, c’est que le fait de vibrer sur la fréquence de l’amour attire à nous des miracles divins, de la magie divine sous des formes que nous ne pouvons imaginer…

Et c’est maintenant que j’aimerais vous partager mon expérience d’Âme jumelle…

La Vie se charge souvent de nous chambouler dans nos croyances. Ces croyances limitantes qui font souvent qu’une partie de nous s’éteint, sans vraiment s’en rendre compte. J’avais mis de côté l’amour, suite à des expériences troublantes. S’en est suivi une période d’accalmie. J’ai appris à apprivoiser ma solitude, à être bien avec moi-même de plus en plus.

En raison d’un changement de vie, à la libération de mémoires toxiques dans toutes les sphères de ma vie, j’ai constaté que ma fréquence vibratoire changeait. Le constat ? J’avais toujours eu dans ma vie des hommes souffrants avec un coeur fermé. Maintenant, des hommes souffrants se présentaient sur ma route, mais ces derniers avaient le coeur ouvert, soit le désir de comprendre leurs blessures, de les cicatriser. En un mot, le désir d’évoluer.

J’ai rencontré Yves en janvier 2015 par l’entremise d’un ami commun. Ces deux personnes sont devenues importantes pour moi par la complicité, la simplicité et l’authenticité que nous vivions ensemble et pouvions exprimer sans jugement. Cependant, après quatre mois d’amitié agréable, une petite phrase a été prononcée et a transformé cette amitié en quelque chose de spécial.

Dans un moment nostalgique, je me suis surprise à laisser monter en moi des pensées sensuelles. Le téléphone a sonné sur ces pensées. C’était Yves qui prenait de mes nouvelles. Je me mets à lui dire, sans trop comprendre moi-même, ce qui monte en moi en ce moment-là. Silence au bout du fil… Et il me dit qu’il venait d’avoir des idées similaires à mon égard.

Nos vies venaient de basculer.

Que se passe-t-il ?

Vous comprendrez mieux… en lisant la suite sur mon site web.

Ce concept d’Âme jumelle vous surprend ? Que pensez-vous de mon histoire ? Vous vivez peut-être vous aussi cette expérience magique ? Comme moi, vous aimeriez faire connaître votre expérience afin d’apporter de l’espoir aux âmes esseulées ? N’hésitez pas à me contacter pour en savoir davantage ou pour me partager votre expérience.

Je vous souhaite un agréable mois d’amour, l’amour de soi, surtout l’amour de soi…

Je vous aime et vous dis à bientôt xxx

Marie-Josée St-Pierre
Coach EFT (technique de liberté émotionnelle)
Visitez mon site Web :
http://www.mariejocoacheft.net

Des légumineuses pour tous les goûts et dans tous les mets

Des légumineuses pour tous les goûts et dans tous les mets

Les légumineuses ont un pourcentage de fibres très élevé. Elles contiennent à la fois des fibres solubles, qui aident à réduire le taux de cholestérol sanguin, et des fibres insolubles, qui aident au travail des intestins. L’index glycémique des légumineuses est très bas.

Elles font en sorte que la hausse du taux de sucre dans le sang est moins prononcée après un repas, ce qui convient aux personnes diabétiques. Par leur teneur en protéines et en fibres, les légumineuses procurent rapidement une sensation de satiété́, ce qui permet d’attendre plus facilement le prochain repas et d’aider au contrôle du poids.  
 
– Elles aident à réduire l’empreinte écologique de notre panier de provisions, car leur production génère moins de gaz à    effet de serre que celle de la viande.  

– Elles aident à fertiliser naturellement le sol avec de l’azote, un nutriment essentiel à la croissance des plantes. 

– Elles contribuent à la sécurité alimentaire.  

– Elles présentent une foule de bénéfices pour la santé humaine par leur grande richesse nutritive. 
 
14 idées pour intégrer les légumineuses à des mets classiques 

1 – Au lieu d’une soupe bœuf et orge : une soupe aux pois jaunes ou aux lentilles rouges cari coco, ou encore une soupe minestrone avec haricots  

2 – Au lieu d’une boulette de bœuf haché : des galettes de lentilles (belle recette d’Hubert Cormier, Ma table festive – Yogourt, Éd. La Semaine) 

3 – Au lieu des pâtes sauce bolognaise : des pâtes avec tomates, cannellini (petits haricots blancs) et parmesan 

4 – Au lieu de tacos à la viande : des tacos moitié viande, moitié petits haricots rouges ou un chili végétarien aux haricots rouges 

5 – Au lieu de miettes de bacon sur la salade : des pois chiches rôtis ou des fèves de soya rôties  

6 – Au lieu de rillettes ou cretons : une tartine au beurre d’arachides (l’arachide est une légumineuse) 

7 – Au lieu d’une salade de poulet céleri mayonnaise : une salade poulet, céleri, haricots noirs, maïs et poivrons rouges 

8 – Au lieu d’une purée de pommes de terre : une purée de haricots cocos avec ail et huile d’olive 

9 – Au lieu d’un cari d’agneau : un cari de pois chiches  

10 – Au lieu d’un riz frit au poulet : un sauté de riz au tofu et légumes asiatiques 

11 – Au lieu de croustilles avec trempette au fromage : des croustilles de pita grillé et une trempette de houmous (purée de pois chiches avec tahini et jus de citron) 

12 – Au lieu d’un couscous merguez : un couscous aux légumes et pois chiches 

13 – Au lieu des bretzels ou des crottes au fromage : des edamames (fèves de soya fraîches) avec un peu de sel et de vinaigre de riz 

14 – Au lieu de carrés au chocolat (brownies) : des carrés au chocolat préparés avec une purée de haricots noirs

Line

La vie commence, lorsque les peurs s’effacent

La vie commence, lorsque les peurs s’effacent

IL ARRIVE UN MOMENT DANS LA VIE OÙ?

Il arrive un moment dans la vie où nous avons des décisions à prendre. De grandes décisions. Que ce soit une séparation, un changement d’emploi, un changement drastique de vie ou de pays.

Il y arrive un moment dans la vie où nous sentons que le chemin que nous empruntons depuis plusieurs années arrive à sa fin. Nous le ressentons au plus profond de nous, mais nous ne voulons pas toujours le voir. Alors nous essayons de marchander avec nous même. Nous essayons de marchander de plusieurs façons.

En continuant malgré le mal-être.
En ayant une double vie.
En achetant du temps.
En nous coupant de nos émotions.
Ou en étant remplis d’émotions.
En compulsant de diverses façons (drogues, alcool, dépendance affective,etc.)

En fait, toutes les raisons sont bonnes pour essayer de ne pas voir l’inévitable….Mais notre coeur lui, notre corps et notre âme nous rappelles à tous les jours que nous ne sommes plus bien dans ce qu’est notre vie présente. Que nous ne pouvons plus faire semblant que tout est OK. Nous devons choisir de prendre un chemin différent et laisser derrière nous, ce que nous croyons être notre sécurité pour nous ouvrir à de nouvelles possibilités. Pour nous ouvrir à une nouvelle vie. Celle qui fait vibrer notre coeur et notre âme.
…. Alors qu’arrive-t-il vous croyez? Madame LA PEUR se présente.

Madame la peur fait tout pour vous brouiller les pistes et vous empêcher de voir clair et de prendre la décision qui s’impose….

Et si…. je ne prenais pas la bonne décision…
Et si… je regrettais….
Et si….je ne pouvais pas construire quelque chose de nouveau
Et si… Et si… Et si….

DERRIÈRE TOUTE GRANDE PEUR, SE CACHE UN DÉSIR!

Avec tout changement, il arrive que la peur, l’insécurité et le doute deviennent tellement forts qu’il devient presque impossible d’avancer. Et pourquoi il devient si difficile d’avancer?….. Parce que toute notre attention est mise sur la peur….. mais si nous changions notre regard de place et nous le mettions sur le désir. Car c’est ainsi…. si nous savons, nous ressentons et nous voulons changer quelque chose dans notre vie, c’est qu’en dessous de cette peur se cache un profond désir.

Alors quel est le désir?

Réaliser un rêve?
Retourner à l’école?
Être en cohérence avec son « Je suis »
Retrouver son indépendance?
Retrouver sa liberté?

Toutes les raisons sont bonnes.

EN TOUTE HONNÊTETÉ…

Si j’écris ce texte ce matin, c’est que j’ai moi-même plusieurs grandes décisions à prendre. Des décisions qui changeront totalement le cours de ma vie. Et je vis des tonnes d’émotions pas toujours faciles à gérer ni pour ma famille immédiate qui ne veut que mon bonheur ni pour moi-même. Alors, en vous écrivant, je me parle et ça me fait du bien…. Ça vous montre aussi que je suis humaine et imparfaite. Le but ici n’étant pas de me diminuer, mais bien de m’assumer dans mon imperfection. J’ai une lumière qui s’ouvre devant moi, mais je dois traverser, ce que je vois pour le moment, comme un tunnel…. Alors comme mes amis me l’on dit hier, je focaliserai sur le désir qui se cache derrière mes peurs.

Sur ce, mes amis, je vous souhaite une lumineuse et merveilleuse journée. Que celle-ci soit à la hauteur de vos désirs et de vos rêves les plus fous.

Christine Gagnon

L’Auberge de la Gratitude

L’Auberge de la Gratitude

Il était une fois…  

Étrange façon de commencer à philosopher sur la gratitude, et pourtant. Ne sommes-nous en période des fêtes de Noël, pendant lesquelles tout est possible ? Cette magie spéciale, cette féérie qui s’amplifient pendant ces derniers jours de décembre, sont pour moi parfaitement propices à ce sentiment, cette émotion, ce ressenti puissant que notre cœur vibre.  

Bien plus spirituelle et fondée sur l’âme que la reconnaissance, la gratitude s’exprime avec ferveur et passion, pour toute réalisation d’un rêve, ou pour l’acceptation d’un cadeau de la vie, matériel ou non. Permettez-moi de vous accompagner dans votre propre rencontre avec cette joie bien particulière, par ce petit récit.  

Il était une fois, dans des temps anciens et une contrée disparue aujourd’hui, un homme qui se prénommait Jonas, et qui vivait dans une chaumière au fond des bois, éloignée du village le plus proche. Cette forêt était si dense et si sombre que le soleil ne parvenait pas à glisser ses rayons entre les branchages entremêlés. Elle semblait inhabitée et inhospitalière car aucun bruit ne s’en échappait, aucun chant d’oiseaux. Tout était feutré.   

Cette atmosphère très triste convenait parfaitement à Jonas, qui ne semblait jamais satisfait de sa vie. Rien ne le comblait, ni ne le faisait rire. Parfois, un léger rictus se dessinait sur ses lèvres, lorsqu’il observait les enfants au village s’amuser. Mais il était plus à grommeler dans sa barbe qu’à exprimer un quelconque sentiment de joie. Il semblait n’avoir jamais vécu que seul.

Bûcheron de son état, il vendait ses fagots à l’aubergiste, au meunier, aux habitants qui n’avaient pas toujours le temps de partir ramasser du bois, et surtout au seigneur de la contrée dont le château immense possédait plus de cent cheminées. Bien qu’il vivait simplement, il ne manquait de rien et était en bonne santé. Pourtant, il rêvait de mieux, sans vraiment savoir exactement ce qu’il désirait, et était donc aigri.  

En cette veille de Noël, Jonas se rendit au village, afin de livrer une charrette entière de ses plus beaux fagots de bois à l’auberge, qui organisait un grand festin  le soir pour tous les villageois. Il avait neigé abondamment, et l’épaisse couche qui recouvrait la route faisait peiner l’âne du bûcheron et glisser les roues de la carriole. Un silence pesant enveloppait l’équipage et lui donnait une allure fantôme.

Puis brusquement, une fois sortis de l’épaisseur des bois, ils furent aveuglés par les rayons du soleil couchant, qui projetaient des reflets d’or et de rose sur le manteau blanc formant un tapis uniforme sur le sol. Un vent piquant soufflait en rafales, provoquant des petites congères dans lesquelles les pattes de l’âne s’enfonçaient brusquement.  

Jonas commença à maugréer. Voilà que le trajet allait être difficile, et qu’il perdait du temps. C’était vraiment pour arranger l’aubergiste qu’il avait accepté de lui porter ce soir des fagots. Certes, il serait bien payé en retour, mais il n’avait pas pensé que le chemin serait aussi difficile. Et voilà ! Il prit soudainement conscience qu’une fois encore, il n’était pas satisfait de sa vie. Il leva un moment les yeux vers le ciel, semblant attendre des réponses à ses revendications. Mais il se posa la question de ses véritables aspirations. Que voulait-il ? Était-il suffisamment précis dans ses demandes, ses prières ? N’avait-il pas tout ce qui convient à un homme pour être heureux ? Non, affirma-t-il avec force en lui-même. Il était seul, sans famille. Sa chaumière transpirait la tristesse. Il manquait les éclats de rire d’un enfant. Et puis, personne ne venait le voir, peu lui adressait la parole. Il reconnaissait ne pas être un grand bavard, mais il avait toujours été ainsi. C’étaient les autres qui agissaient et vivaient étrangement, et non lui.  

Tandis qu’il réfléchissait ainsi à son existence morne et grise, les premières lueurs des maisonnettes du village apparurent enfin. Le soleil finissait de tomber derrière l’horizon, et les gens se hâtaient de rejoindre leur foyer. Tout ici respirait la vie, les petits bonheurs quotidiens, l’agitation, l’entrain. Tout était l’opposé de l’environnement de Jonas et de ses habitudes. Il grimaça, et dirigea l’âne vers l’auberge, situé dans le centre. Il n’existait qu’une rue, et les chaumières avaient poussé le long de celle-ci comme des champignons.     

Soudain, surgissant comme un être féérique au milieu de la route, une vieille femme tremblotante chancela et tomba sur la neige durcie. Jonas arrêta immédiatement sa charrette, et bondit pour porter secours à cette pauvre créature. Celle-ci gémissait et tentait de se relever tant bien que mal, mais à chaque tentative, l’un de ses pieds glissait. Le bûcheron se pencha, attrapa la malheureuse sous les bras, et parvint lentement à l’entraîner sur une petite terrasse. « Alors, Madame, vous allez bien ?, questionne maladroitement Jonas.  

  • Oui, mon bon Monsieur. Merci beaucoup, répond-elle d’une petite voix chevrotante. J’ai simplement glissé, mais je crains de m’être foulée la cheville.  

  • Je peux vous emmener jusqu’à l’auberge, si vous le souhaitez ?  

  • Ah, c’est vraiment gentil. C’est d’ailleurs là que j’allais. Brrr…j’ai un peu froid.   

  • Attendez, je vais vous envelopper dans cette couverture que je prends toujours, pour le cas où.  

  • Oh! comme votre gentillesse me réchauffe le cœur ! Je suis percluse de rhumatismes, j’ai beaucoup de mal à marcher et je tombe très souvent.  

  • C’est étrange, car vous conservez le sourire, une vraie joie de vivre. Alors que vous devriez pester contre les aléas de votre vie.  

  • Mais pourquoi devrais-je me plaindre ? Je suis tellement remplie de gratitude envers la vie, parce que mes deux fils viennent me visiter très souvent, mes voisins adorent bavarder avec moi, ils m’amènent plein de douceurs à déguster. Alors certes, j’ai mal partout, mais je reçois tant de joies par ailleurs, que je ne peux pas bouder la vie. Et vous ?  

  • Oh, il n’y a rien de bien intéressant à dire. Mon existence est normale et sans attrait.   

  • C’est bien dommage que vous preniez les choses aussi tristement. »  

Jonas, troublé, porta la vieille dame jusqu’à la charrette, la couvrit avec la couverture, et poursuivit son chemin vers l’auberge, écoutant sans vraiment l’entendre le doux babillage de sa passagère. Il demeurait fortement étonné que, malgré toutes ses souffrances, elle garde ainsi un moral joyeux. Elle semblait ne pas se préoccuper de ses douleurs, toute à son bonheur de voir ses enfants, de partager du temps avec ses voisins. Il secoua la tête, en se disant qu’il devait cesser de se poser toutes ces questions. Elle était âgée, et perdait donc ses repères. Non, c’est lui qui détenait la vérité. La vie n’était pas un conte de fées, il n’y avait rien à fêter, à louer, à gratifier.   

Parvenus à l’auberge, le bûcheron accompagna la vieille dame auprès du feu, puis déchargea ses fagots de bois. Il entendait les rires et les conversations, les chants des enfants excités par Noël, et il en éprouvait une douloureuse nostalgie et une pointe de jalousie. Quelle chance ! La blessée était entourée d’attentions douces et charmantes, et elle ne cessait de remercier le ciel de recevoir autant d’amitié et d’attentions chaleureuses.   

Jonas, mû par une étrange sensation et un sentiment de désir de compagnie, décida lui aussi de profiter des bienfaits de la soirée qui s’annonçait. Il emmena son âne dans l’étable, à l’abri du froid, près d’une mangeoire bien remplie. L’animal se jeta goulûment sur le fourrage, comme s’il n’avait jamais rien dégusté d’aussi délicieux. L’homme s’étira, sentant la fatigue envahir ses muscles, et une brûlure piquer ses yeux. Peut-être serait-il plus opportun qu’il se repose, là, jeté dans le foin, plutôt que de se joindre à des gens qu’il ne connaissait pas du tout et avec lesquels il ne saurait quoi partager ?  

La porte de la grange s’ouvrit en grinçant, et une jeune femme s’avança vers la stalle de l’âne, un grand chien collé contre ses jambes, qu’elle tenait fermement au bout d’une courte corde. Il s’arrêta net en apercevant Jonas, stoppant immédiatement sa maîtresse.   

« Excusez-moi, demanda-t-elle d’une voix calme et douce. Il y a quelqu’un ?  

  • Euh…oui, répondit avec surprise l’homme. Je suis le bûcheron et je viens de mettre mon âne à l’abri. Mais…euh…je ne comprend pas. Vous ne me voyez pas ?  

  • Non, en effet, répondit-elle en souriant. Je suis aveugle de naissance.  

  • Ah, je comprend. Vous devez être remplie de chagrin, et je suis là, à l’augmenter avec mes questions idiotes et déplacées. Pardonnez-moi.  

  • Mais non, ne vous inquiétez pas. Vous ne m’avez pas blessée. En fait, mon mari m’attend à l’auberge, mais mon chien Pim m’a fait, semble-t-il, une petite farce. Il guide mes pas, et me sert d’yeux lorsque je dois me déplacer. Il sait où se trouve l’entrée de cette chaumière, mais je crois qu’il désirait dire bonjour à votre âne. Il adore les autres animaux. Et non, je ne ressens aucune peine, ni colère, parce que je n’y vois rien. Au contraire. Je suis tellement pleine de gratitude, car ma cécité me permet de lire dans les cœurs. D’ailleurs, le vôtre est si rempli de chagrin et de solitude que j’en ai mal pour vous.  

  • Oh, vous savez, ma vie est très simple, sans feu d’artifice ni explosion de joie. Plate, terne. Mais vous me racontez des sornettes. Vous ne pouvez ressentir de la joie de ne pas voir, ni éprouver la moindre reconnaissance envers cette existence qui vous a tout dérobé.  

  • Vous vous trompez. Grâce à mon handicap, je suis sûre que mon mari m’aime pour ce que je suis à l’intérieur et non pour mon physique. Il m’a offert à Noël dernier Pim, qu’il a lui-même dressé pour qu’il devienne mes yeux. Et mon chien m’offre tellement d’affection, nous sommes soudés et si proches, que j’en ai les larmes qui m’envahissent chaque fois qu’il lèche ma main ou qu’il pose sa tête sur mes genoux. Et lorsque mon mari me tient contre lui dans ses bras, que j’entends nos cœurs battre à l’unisson, l’émotion et la joie qui montent en moi sont si fortes que j’en défaille chaque fois. Ma gratitude est intense, je remercie la vie de ces merveilleux cadeaux qu’elle a placés sur mon chemin. Sans ma cécité, je ne connaîtrais pas ce bonheur absolu. Alors oui, je peux vous l’assurer du plus profond de moi, je ne cesse de louer le ciel pour tout ceci. Et pour rien au monde, je ne voudrais changer quoi que ce soit. »  

Jonas est profondément ému. Comme un voile qui se déchire brusquement, de merveilleuses sensations l’étreignent et prennent possession de son cœur douloureux. Cette jeune femme est un ange venu sur terre pour lui montrer le chemin de la joie, du partage, de l’amitié, de l’amour. Tout comme la vieille dame, elle ne s’attache pas à ses douleurs, préférant vivre pleinement chaque petite joie se présentant à elle. Pourquoi ne pas essayer ? Que risque-t-il ? Rien ne pourra être plus dur que sa solitude actuelle.   

Jonas accompagne la jeune aveugle et son chien jusqu’à l’auberge, s’attendrit des rires qui le peinaient auparavant, s’approche de l’âtre dans lequel un bon feu brûle, embrasse avec tendresse la vieille dame. Ce qu’il éprouve en cet instant est d’une telle puissance, d’une telle beauté, comme une explosion d’arc-en-ciel dans son cœur, qu’il éclate soudainement en sanglots. Il comprend combien la gratitude est née en lui, celle d’avoir été sauvé par ces deux rencontres miraculeuses, et combien ce sentiment est un cadeau d’amour de la vie. Il a reçu, il offre en échange cette reconnaissance magnifiée et décuplée. La joie est enfin là ! Jamais encore il n’avait vécu plus beau réveillon de Noël. La soirée, la nuit, furent une avalanche de partage, de victuailles, de vin, de bonne humeur, de rires, d’amitié. Quelle chance, quelle grâce venaient enfin de le toucher. Son cœur ne cessait de chanter les mêmes mots : Merci ! J’éprouve une profonde gratitude !  

Là-bas, dans les bois, loin du village, les arbres desserrèrent leurs lourdes branches, aérant la forêt toute entière, libérant la maisonnette de Jonas du noir. Les oiseaux commencèrent à lancer leurs trilles, les fleurs d’hiver s’épanouirent, et les couleurs et la joie revinrent habiter ces lieux enchantés.  

Danièle Delrieu     

Pour être heureux, vivez plus légèrement.

Pour être heureux, vivez plus légèrement.

C’est avec un sincère plaisir que je vous offre aujourd’hui un premier article sur le site «Vivre rebondir en pleine conscience ». Merci à Line Couture de m’offrir cette opportunité de vous partager mes écrits sur les thèmes de la résilience et de la gratitude, des sujets qui font partie de mon Essence…

Ma vie est faite de situations qui m’ont appris à faire de la résilience ma façon de penser, mais surtout d’évoluer à travers les aléas de mon passage en tant qu’âme spirituelle expérimentant l’état d’humain. Mon âme est venue apprendre l’amour, la confiance, le pardon et le détachement. C’est ce que j’en conclue à cette étape de ma vie suite à différents événements, entre autres, un traumatisme dont j’ai subi les séquelles pendant une période de 27 ans avant de découvrir la façon de libérer ces mémoires toxiques en moi.

Tout au long de cette vie tumultueuse, j’ai appris et surtout compris qu’avoir la bonne attitude, malgré les épreuves, nous assure l’apprentissage de la leçon et nous permet ainsi de continuer l’éveil de notre conscience. Une bonne attitude, pour moi, passe par différents comportements. Laissez-moi vous partager quelques recommandations qui me sont utiles et qui visent à faire d’une vie d’épreuves une vie dans le lâchez-prise qui permet de garder le cap malgré tout.

1. Remisez votre besoin de contrôler
2. Abandonnez votre besoin d’avoir toujours raison
3. Cesser la critique
4. Cessez les reproches
5. Délaissez les limites que vous vous attribuez
6. Arrêtez de vous plaindre
7. Cessez toute résistance au changement
8. Abandonnez le besoin d’impressionner les autres
9. Cessez les excuses
10. Lâchez prise
11. Abandonnez le passé
12. Cessez de vivre en fonction des attentes des autres

Remisez votre besoin de contrôler et laissez tomber votre désir de scruter toutes les situations, les choses et les personnes autour de vous afin d’y mettre votre grain de sel. Laissez la possibilité aux autres d’être tels qu’ils sont réellement et vous vous sentirez bien mieux. Nous portons sur nos épaules des responsabilités. En tant qu’être humain, les responsabilités qui nous sont propres sont suffisantes et nuls besoin de s’approprier celles des autres. Ayez l’intention chaque matin d’alléger vos responsabilités et de remettre celles que vous portez inutilement à qui elles doivent appartenir.

Surveillez mes autres articles dans lesquels je continuerai d’élaborer sur les recommandations pour une vie plus légère.

Je vous aime et à bientôt!

Marie-Josée St-Pierre
Coach EFT (technique de libération émotionnelle) et cohérence cardiaque

Les 5 blessures de l’âme et comment les guérir!

Les 5 blessures de l’âme et comment les guérir!

Il y a environ 15 ans, j’ai découvert les travaux de recherches du psychiatre américain John Pierrakos au sujet des blessures de l’âme et ça m’a fascinée. Depuis ce temps, je n’ai cessé d’observer des milliers de personnes afin de me spécialiser dans ce domaine et surtout de faire le lien très important entre les blessures intérieures et l’apparence extérieure de l’humain. Voici plusieurs de mes observations personnelles.

Ces blessures sont au nombre de cinq et sont, en ordre chronologique, le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Nous naissons tous avec plusieurs de ces blessures, mais elles sont vécues à des degrés différents. Ces blessures ont été créées dans une vie précédente et sont toujours présentes, car elles n’ont pas été acceptées.

Nous pouvons donc en déduire qu’une blessure de rejet, par exemple, aurait commencé alors que la personne rejette une autre personne et ne s’accepte pas dans cette situation. Cette expérience de rejet vient suite à un rejet de soi. Ça devient un cercle vicieux : on se rejette, on rejette les autres et on se fait rejeter… Toujours pour devenir conscient du rejet envers soi. Il en est ainsi pour toutes les blessures de l’âme. La blessure apparaît aussitôt que la non-acceptation commence, tout comme de nombreuses plaies, blessures ou maladies peuvent apparaître tout à coup dans le corps d’un humain. Si ce dernier ne s’occupe pas de la guérison de cette blessure, elle devient de plus en plus grave et, au moindre toucher, elle fera de plus en plus mal. Nous sommes donc responsables de nous occuper personnellement de la guérison de nos blessures de l’âme afin de nous créer une meilleure qualité de vie.

Tout ce qui vous arrive de désagréable, de difficile, de stressant peut être relié à une de vos blessures de l’âme. Ça inclut tout ce qui vous arrive aux plans mental (anxiété, peurs, etc.), émotionnel (culpabilités, émotions, colères, etc.) et physique (malaises, maladies, accidents, etc.).

Dès la conception du bébé, les blessures commencent à être activées par ses parents ou ceux qui jouent le rôle de parent. Il est donc TRÈS IMPORTANT de nous souvenir que nous ne souffrons pas de nos blessures À CAUSE de nos parents, mais plutôt du fait que nous avons besoin de ce genre de parents avec leurs propres blessures pour devenir conscient des nôtres, afin de déclencher le désir de vouloir les guérir.

Aussitôt qu’une blessure est activée et que nous ne l’acceptons pas, nous réagissons automatiquement. Tout comme si quelqu’un touche à une plaie ouverte sur votre corps, vous allez réagir. Cette réaction dépend de la gravité de la plaie. Plus elle fait mal et plus la réaction est forte et rapide. Pour les blessures de l’âme, j’appelle cette réaction « porter son masque ». Pourquoi? Parce que lorsque nous nous sentons blessés et que nous ne prenons pas notre responsabilité, nous accusons l’autre de nous blesser (ou nous nous accusons de nous sentir blessé) et nous ne sommes pas nous-même. Prendre notre responsabilité, c’est simplement sentir cette blessure et reconnaître que ce n’est pas l’autre qui nous blesse, mais que la souffrance vient du fait que nous ne nous sommes pas encore occupé de la guérison de la blessure.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui vous marche sur le gros orteil qui est infecté et enflé. Vous allez sûrement réagir et il y a de fortes chances que vous disiez des choses pas trop aimables ou même que vous poussiez la personne très fortement, risquant de la blesser. Vous trouvez sans doute que cette réaction est tout à fait normale, mais pensez-y bien : si votre orteil était guéri et que le même incident se produisait, vous n’auriez probablement aucune réaction. Ce qui vient à dire que lorsque nous sommes en réaction, nous souffrons et nous ne sommes plus nous-même : voilà la raison pour laquelle nous appelons l’attitude réactionnelle « porter notre masque ». Chaque blessure a son masque respectif, c’est-à-dire que le comportement réactionnel n’est pas le même.

Voici donc une description rapide de ces cinq blessures, avec leur masque descriptif, afin de les reconnaître rapidement, autant dans l’attitude, le comportement que dans l’apparence physique. Plus vous vous voyez dans plusieurs aspects de cette description, plus la blessure est importante. Par exemple, si tout le corps répond à la description, la blessure est beaucoup plus grosse que si seulement une partie de votre corps y répond.

REJET :

Éveil de la blessure : 
Dès la conception jusqu’à l’âge d’un an. Éveillée par le parent du même sexe. Ne s’est pas senti accueilli, accepté. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du même sexe.

Masque : fuyant.

Attitude et comportement du fuyant :
Il croit ne pas avoir le droit d’exister. Se demande ce qu’il fait sur cette planète. Il se considère comme nul et sans valeur. Il se coupe facilement du monde extérieur en fuyant dans son monde. Il trouve aussi de nombreux moyens de fuite (astral, sommeil, drogue, alcool, etc.) Une façon de se couper du monde physique est de s’intéresser à tout ce qui est mental, intellectuel. S’isole et même si en présence des autres, se sent seul, car il prend tellement peu de place qu’il devient presque invisible aux yeux des autres. Il est souvent un perfectionniste obsessionnel dans certains domaines. Il se crée un idéal inatteignable. Panique facilement suite aux scénarios qu’il est très habile à construire.

Corps physique :
petit corps étroit, mince. Le haut du corps contracté, replié sur lui-même. Parties du corps plus petites ou manquantes, exemple : pas de fesses. Parties du corps asymétriques. Le tour des yeux cernés qui donne l’impression d’un masque autour des yeux. Tendance aux problèmes de peau. Petits yeux. Voix basse, éteinte.


ABANDON :

Éveil de la blessure entre la naissance et l’âge de trois ans. Éveillée par le parent du sexe opposé. Ne s’est pas senti soutenu et a surtout manqué de nourriture affective. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du sexe opposé.

Masque : dépendant.

Attitude et comportement du dépendant il recherche l’attention, le support et surtout le soutien de son entourage à tout prix. Il peut même devenir victime et souvent malade seulement pour de l’attention. Il a de la difficulté à fonctionner seul. Difficulté à se tenir droit, s’appuie sur les autres personnes ou sur quelque chose. Grande affinité de comédien, d’être la vedette dans une rencontre. Fait régulièrement des demandes, non par besoin, mais surtout pour avoir de l’attention. En vieillissant, de plus en plus angoissé à l’idée d’être seul.

Corps physique un corps long mince, sans tonus. Système musculaire sous-développé. Épaules tombantes. Dos courbé. Parties du corps tombantes ou flasques ou situées plus basses que la norme, exemple : des fesses basses. Grands yeux tristes ou tombants. Voix d’enfant ou voix plaintive.


 HUMILIATION :

Éveil de la blessure :
entre l’âge d’un et trois ans. Éveillée avec le parent qui réprimait toute forme de plaisir physique. Peut être un des deux parents ou les deux. S’est senti brimé dans sa liberté de connaître le plaisir physique.

Masque : masochiste.

Attitude et comportement du masochiste une personne très sensuelle qui aime les plaisirs associés avec les sens, mais qui les refoule par peur de déborder, de perdre le contrôle et d’avoir honte. Fait tout pour ne pas être libre, donc devient très serviable et s’occupe des besoins de ses proches avant les siens. Souvent dégoûtée d’elle-même, elle se traite de sans-coeur, de cochonne, d’indigne. Se récompense souvent avec de la nourriture, lui donnant raison d’être dégoûtée d’elle-même. Attire des situations en public pour se faire humilier.

Corps physique un corps fait en rondeurs, le visage rond, les bras ronds, le corps rond, etc. Généralement, un surplus de poids. Taille courte. Vêtements souvent trop serrés. Les yeux ronds, ouverts et naïfs d’un enfant. Voix douce, mielleuse.


TRAHISON :

Éveil de la blessure :
entre l’âge de deux et quatre ans. Éveillée avec le parent du sexe opposé. S’est senti trahi, manipulé ou qu’on lui a menti. Ses attentes non répondues par ce parent. Perdu confiance. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du sexe opposé.

Masque : contrôlant.

Attitude et comportement du contrôlant ayant une forte personnalité, il aime contrôler les autres pour qu’ils répondent à ses attentes. Prend beaucoup de place dans un groupe. Cherche à être spécial et important. Intolérant et impatient avec les gens lents. Tente d’imposer son point de vue à tout prix. Très séducteur et manipulateur. Sceptique avec les autres, peur de se faire séduire. Difficulté à s’engager avec les personnes du sexe opposé. Ne fait pas confiance facilement. Ne peut tolérer de se faire mentir, mais ment souvent aux autres. Spécialiste à mettre le blâme sur les autres, ne prend pas sa responsabilité, mais veut que tout le monde le croie très responsable.

Corps physique chez l’homme, épaules plus larges que les hanches. Exhibe de la force et du pouvoir dans le haut du corps. Chez la femme, la force est plus dans le bassin et les hanches sont plus larges et fortes que les épaules. Force dans les fesses, les cuisses, les jambes. Grands yeux avec regard intense et séducteur. Voix forte.


INJUSTICE :

Éveil de la blessure :
entre l’âge de quatre et six ans. Éveillée avec le parent du même sexe. S’est senti bloqué dans le développement de son individualité. A souffert de la froideur et de l’insensibilité de ce parent. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du même sexe.

Masque : rigide.

Attitude et comportement du rigide très perfectionniste, il veut vivre dans un monde parfait. S’est donc coupé de sa sensibilité pour ne pas sentir les imperfections. Semble un éternel optimiste même si rien ne va. Admet rarement vivre des problèmes, de la fatigue ou même des malaises physiques. Ne respecte pas ses limites, car ne les sent pas. Se contrôle facilement (poids, nourriture, colère, etc.) Passe pour froid et insensible. Se croit apprécié pour ce qu’il fait et non pour ce qu’il est. Très exigeant face à lui-même.

Corps physique un corps bien proportionné, droit, rigide ou parties du corps très raides, rigides. Un cou raide avec souvent les nerfs du cou qui ressortent. Mâchoire serrée. Mouvements rigides, saccadés. S’habille serré pour montrer sa petite taille et souvent en noir pour se couper de son senti. Apparence très soignée et semble sexy mais non sensuel. Ventre plat qu’il s’efforce de rentrer. Fesses rondes et bombées. Teint clair. Yeux perçants avec regard direct, brillant et vivant. Voix sèche.


Comment arrive-t-on à guérir ces blessures de l’âme?

La première étape consiste à vous accepter, à vous observer lorsque vous vous sentez blessé. Vous pouvez vous sentir rejeté ou abandonné, par exemple, sans pour autant porter votre masque. Vous n’avez qu’à vous dire que, dans le moment, vous vous sentez rejeté, vérifiez tout ce que cela vous fait vivre autant dans vos pensées, vos sentiments ainsi qu’aux endroits où ça se passe dans votre corps physique. Cette capacité de s’observer est magique. Vous n’avez pas à être d’accord avec ce que vous vivez pour arriver à vous observer ainsi. Seulement le fait de vous observer fait dissoudre la douleur et vous vous rendrez compte que ça ne fait plus aussi mal. Le fait de nous observer nous aide aussi à mieux respirer, ce qui aide la douleur. Cette technique d’observation est aussi appelée de l’acceptation.

Une autre étape aidante est celle d’accepter que TOUS les humains, sans exception, naissent avec des blessures. Plus vous vous donnerez le droit de vivre ces blessures, plus vous aurez de la compassion et de la tolérance pour les autres lorsque vous les verrez porter leurs masques et réagir émotionnellement. Donc, plus vous vous observerez, plus il vous sera facile d’observer les autres, sans les juger ni les accuser.

Un moyen très efficace pour la guérison de nos blessures est d’être très attentif à notre comportement avec les autres. Aussitôt que vous vous apprêtez à réagir en fonction de vos blessures, prenez une bonne respiration et demandez-vous « si j’agissais selon mon besoin, qu’est-ce que je ferais dans le moment? ». Prenons par exemple la femme qui est fatiguée après une bonne journée de travail et qui voit que son fils (ou son mari) veut beaucoup d’attention. Sa préférence serait de s’isoler pour se reposer. À cause de sa blessure d’abandon, elle a peur que son fils ou son mari se sente abandonné si elle agit comme elle le désire. Il y a de fortes chances qu’elle ne parle même pas de sa préférence et qu’elle se force pour donner l’attention demandée. Si c’est le cas, c’est sa blessure qui a gagné, elle a porté son masque.

Afin de guérir la blessure, elle peut reconnaître sa peur d’abandonner ceux qu’elle aime,  tout en leur disant que ce soir, elle a besoin d’être seule. Elle ose ainsi affronter sa peur tout en sachant que c’est sa blessure d’abandon qui lui cause ce genre de peur. Il se peut fort bien que la façon de gérer la situation soit faite de façon réactionnelle par exemple, elle pourrait dire à son mari : « Veux-tu bien me ficher la paix, ce soir, j’ai besoin d’être tranquille. Arrange-toi tout seul. » Si c’est le cas, lorsqu’elle se calmera et se recentrera, il sera bon qu’elle avoue que, jusqu’à maintenant, sa peur d’abandonner était si forte qu’elle n’écoutait pas son besoin et que, maintenant, elle doit apprendre à écouter son besoin sans être en réaction. Elle doit surtout se donner le droit de passer par ces étapes nécessaires. Il en est ainsi pour toutes les blessures.

Peu à peu, à mesure que les blessures se guérissent, vous allez redevenir ce que vous voulez être : le fuyant prendra la place qui lui revient et osera s’affirmer; le dépendant sera plus capable d’être seul, de demander de l’aide seulement pour le besoin et non pour de l’attention; le masochiste vivra sa sensualité sans culpabilité ni honte et écoutera ses besoins avant ceux des autres; le contrôlant vivra sa personnalité de chef et dirigeant sans vouloir contrôler les autres et sera plus vrai; le rigide retrouvera sa grande sensibilité naturelle et se donnera le droit de ne pas être toujours parfait (dans le monde physique bien sûr).

J’ai énuméré seulement une infime partie de tous les changements merveilleux qui apparaîtront dans votre vie au fur et à mesure que vos blessures diminueront. Votre entourage saura bien vous faire remarquer vos belles transformations. Il ne vous reste qu’une étape à faire et c’est celle de décider de vous occuper de votre guérison dès maintenant et non attendre que les autres changent pour avoir une meilleure qualité de vie.
Cela peut seulement se faire en vous acceptant !

Lise Bourbeau

Gratitude et moment présent

La gratitude est un mot que l’on n’emploie pas souvent. On passe souvent par son synonyme, la reconnaissance. Celui qui ressent de la gratitude est reconnaissant. Vous constaterez que lorsque vous vivez un moment de Gratitude, vous êtes complètement absorbés par le moment présent. Ce moment d’ici et maintenant, où l’on s’arrête et que l’on savoure cet instant magique.

La gratitude est un sentiment de reconnaissance pour tout ce que nous recevons. C’est percevoir les bienfaits de la vie comme des cadeaux qui nous sont offerts. Développer cette pleine conscience nous permet de porter plus souvent notre attention sur le positif de notre vie de tous les jours.

Développer la gratitude c’est aussi se sentir connecté au monde qui nous entoure, à la beauté de la nature,aux inconnus que nous croisons dans la rue. C’est être reconnaissant pour ce que nous avons déjà et que nous prenons peut-être comme un dû, alors que c’est un cadeau.

Voici une vidéo sur la gratitude que je vous partage:

 

 

Avec toute ma Gratitude,

Line Couture

Décider de changer sa vie

Décider de changer sa vie

Combien de fois je me suis dites: « Bon,  dorénavant je prends de bonnes habitudes de vie, demain (ou lundi prochain ou le mois prochain), je change tout, je réorganise ma vie… »? Oké…. je me fais un horaire santé….

Lundi et mercredi yoga, mardi natation, dimanche marche rapide.. ah oui! j’oubliais… mon eau tiède avec citron et miel dès le levée,  un fruit frais tous les matins, une salade le soir, un litre et demi d’eau par jour, oui je vais les perdre ces quelques kilos!!!!… et puis une heure de méditation tous les matins, une séance de Qi Gong le soir… bref un programme de vie équilibrée.

Chaque tentative se terminait par un échec, je me sentais désormais coupable « de toutes façons je suis nulle, je n’y arriverai jamais« … Mais…. j’ai fini par comprendre.

J’ai compris deux points très importants:

 

  • ma vie aujourd’hui ne s’est pas construite en quelques jours, je ne peux pas espérer tout changer en quelques jours.

  • je ne peux pas être partout à la fois, cela ne peut que me mettre de la pression et c’est un facteur d’échec.

1. Respecter les phases d’adaptation

Changer sa vie, trouver son équilibre, prendre de bonnes habitudes, cela se fait pas à pas. Il faut se donner du temps, laisser à notre esprit et à notre corps le temps de s’habituer à une nouvelle façon de faire, respecter le rythme de transition d’un état à un autre, d’un niveau énergétique à un autre.

C’est un peu comme le passage du jour à la nuit ou la transition de la somnolence au sommeil. Quand vous vous réveillez le matin, vous ne passez pas directement à un rythme de salle de gym. Quand vous arrivez de votre journée de travail, vous n’allez pas directement vous coucher. Dans un sens comme dans l’autre il y a une période de transition à respecter.

C’est comme le plongeur, pour remonter à la surface il doit respecter des paliers de décompression, d’adaptation.

Quand on décide de changer un ou plusieurs aspects de sa vie, c’est la même chose. On adopte une nouvelle pratique et lorsqu’on est à l’aise, bien installé dans cette nouvelle routine, alors seulement on fait le prochain pas.

2. Ouvrir un seul chantier à la fois

Ce qui s’applique à une activité physique, changer progressivement son alimentation, s’applique également aux différentes facettes de notre vie. Transformer sa vie et trouver un nouvel équilibre, c’est considérer les différents aspects de notre quotidien (physique, professionnel, social, familial, émotionnel, spirituel, etc).

S’attaquer à plusieurs changements tous en même temps créer du stress.

Je me suis rendue compte que me concentrer sur un seul niveau était un facteur de réussite. Se donner le temps d’être suffisamment avancé dans un processus de changement pour envisager le suivant.

Avancer pas à pas en respectant le temps nécessaire au changement (comme évoluer sur le plan physique, ensuite améliorer sa vie professionnelle, puis apprendre à mieux gérer ses émotions…).

On ne peut pas révolutionner sa vie du jour au lendemain. Il est nécessaire de s’accorder du temps et de respecter ses propres paliers d’adaptation. Armez-vous de patience et de douceur envers vous-même. Vous le valez bien!!

Line Couture

Changer votre relation à l’alimentation

Changer votre relation à l’alimentation

Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. En effet en matière d’alimentation, nos comportements alimentaires face à l’abondance de nourriture ne sont pas adaptés, mais les messages des diététiciens compliquent tout.

Commençons par l’abondance! Il suffit de parcourir les rayons de l’épicerie pour se rendre compte qu’il existe une variété de produits impressionnants plus attirant les uns que les autres, même si leurs bénéfices pour la santé sont souvent nuls voire négatifs.

Comment lutter, quand la tentation est partout ?

Le meilleur conseil que je puisse donner à quelqu’un qui fait son épicerie est d’y aller le ventre plein pour que la logique prime sur l’estomac…

Lorsque l’on se renseigne sur la nutrition, on lit tout et on a l’impression que c’est une science. A la fin, on découvre que l’on ne sait rien et on se demande qu’est ce qu’on doit manger. J’ai bien sur acquis quelques convictions en matière d’alimentation, mais plus que les règles que les « spécialistes » veulent nous imposer, je pense qu’il faut écouter son bon sens et admettre que le corps humain est capable de s’adapter à bien des modes alimentaires différents. Il y a des consensus toutefois qui selon moi sont indéniables :

  • Bien s’hydrater.

  • Manger suffisamment de protéines.

  • Manger des fruits et légumes, remplis de vitamines et d’oligo-éléments.

  • Prendre des portions raisonnables.

Pour le reste, je suis bien incapable de vous affirmer qu’un végétarien est en meilleur santé qu’un non-végétarien par exemple. Il faut expérimenter ! Déjà en suivant les règles ci-dessus on s’en sort pas trop mal à condition de manger de temps en temps bio, pour éviter d’ingérer trop de restes de pesticides et de produits chimiques.

Si on aborde la question de la nourriture sous un angle un peu différent, on comprend que la relation à l’alimentation à un coté psychologique important. A force de se poser des questions sur son alimentation et de suivre des règles stupides, on arrive à être esclave de la nourriture ou des régimes pour maigrir.

Si on ne mange pas, on perd du poids, donc contrôler son poids n’est pas un souci si on sait contrôler son appétit, il est bon de le rappeler face à ceux qui disent : « Je ne mange rien, mais je suis gros(sse) ou j’ai du cholestérol » et qui oublient de mentionner les grignotages de fin de soirée, soit des chips ou la pizza 4 fromages qu’ils ont mangé le soir accompagné de bonnes frites…

Contrôler son appétit c’est tout simplement être conscient de son alimentation, car on mange souvent avant tout pour se faire plaisir et malheureusement quelquefois pour compenser un manque. Comprendre pourquoi on mange (trop) est donc primordiale.

Il faut ramener l’alimentation à sa juste place : on mange avant tout pour vivre, le plaisir vient ensuite. Rappelons nous que nos ancêtres ne mangeait surement pas à leur faim tous les jours et qu’ils jeunaient sans aucun doute sur de courtes périodes (16 à 48 heures) de temps en temps. Non seulement c’est bon pour le corps, mais aussi bon pour l’esprit car cela montre que l’on a acquis la maitrise de son appétit.

Changer son rapport à l’alimentation commence donc par ne pas devenir drogué à la nourriture et pouvoir contrôler sa faim. On ne meurt pas de faim ici, mais plutôt d’abondance de nourriture pauvre en nutriments … Même en mangeant un peu moins il est quasiment impossible d’être carencé, et au pire pour se rassurer on peut toujours prendre une multi-vitamines le matin.

Line Couture

Et si recommencer… c’était renaître…

Et si recommencer… c’était renaître…

Voici un texte de Sylvie Petitpas auteure et conférencière que je vous partage.

Nous voyons souvent de façon négative le fait de devoir recommencer quelque chose. Nous avons l’impression d’avoir échoué un test, de « doubler » une année, de répéter un scénario et cela nous laisse généralement un petit goût amer…

Et si c’était une question de perspective? Si nous changions tout simplement notre regard sur le mot? Si nous lui découvrions un autre sens plus positif et plus aimant?

Si le fait de recommencer signifiait simplement de considérer chaque chose avec un regard neuf, une vision nouvelle?

Si nous choisissions plutôt de le voir comme une re-naissance, une possibilité de refaire quelque chose avec la maturité acquise, avec la conscience développée, avec l’amour intégré, avec des capacités accrues?

Recommencer, c’est un acte d’intelligence quand on le fait dans la conscience. Comme les athlètes et les artistes qui répètent sans cesse pour s’améliorer, nous pouvons, nous aussi, répéter de mieux en mieux…

Voyons-le comme un gain, pas comme un échec. Nous changeons, nous évoluons, nous comprenons mieux, nous pouvons donc re-commencer une mission, une action, une relation… avec plus de conscience. C’est une alliance que nous faisons avec notre Intelligence innée… un pas dans la lumière.

Après tout, le soleil se lève chaque matin… et se couche chaque soir… et recommence dans un cycle sans fin…Les arbres perdent leurs feuilles et en refont de nouvelles…

La nature nous l’enseigne bien : recommencer, c’est naturel et
normal…C’est le cycle de la vie…

Sylvie Petitpas, auteure et conférencière.

13 novembre 2015 sur Paris

13 novembre 2015 sur Paris

Quand un événement bouleversant et tragique arrive dans la vie sans que nous ne puissions rien contrôler…. Comment réagissons-nous?

La peur souvent s’installe et nous fait douter de nous.

Depuis les événements de Paris, de tous ces morts innocents au Bataclan…. Je cherche à comprendre. Comprendre l’incompréhensible. Pourquoi autant de haine, de souffrance, de vengeance…

Que peut-on apprendre de tout cela ? L’être humain a depuis des siècles et des siècles guerroyé au nom de plusieurs idéaux, croyances, en quête de pouvoir. Souvent pour la gloire, l’ego joue parfois si bien son rôle! Mais qu’en est-il lorsque l’homme se regarde dans le miroir et y voit son reflet. Surement pas de la fierté. La barbarie n’a jamais été glorifiante.

La souffrance amène la souffrance et la haine amène la haine. Nous ne bâtissons rien sur de telles fondations, sauf un monde rempli de haine, de ressentiments et de vengeance.

L’homme a bien mal évolué dans certains domaines. L’arme inventée pour sa survie est devenue celle qui tue ces semblables; tristesse…

Je nous convie à nous introspecter, à revenir à la source divine qui est en chacun de nous, car nous sommes TOUS issue de la même lumière créatrice divine. Nous ne faisons qu’un.

Un TOUT qui s’appelle l’Amour! Chaque être humain est doté d’une mission lorsqu’il arrive sur terre avec cette flamme qui brille en lui. Une mission divine qu’il a choisi d’accomplir dans l’Amour. Ce qui est simple au départ se complique tout à coup …. Pourquoi ? Parce qu’il découvre l’ego et tous ces mirages.

Son esprit s’affaiblit, il regarde autour de lui mais ne se reconnait que très peu à travers certains qui l’entourent. Voilà que sans se rendre compte de quoique ce soit, sa mission d’amour diverge, elle se transforme en quelque chose qui n’est pas dans sa nature profonde et pure….

Voilà selon moi la bataille à mener sur cette terre. Le bien et le mal … chacun doit retrouver son essence divine et ‘’Agir’’ selon elle. Retrouvons notre mission première et reconnectons-nous un à l’autre vers ce ‘’TOUT’’ qui nous est destiné, alors nous comprendrons enfin la signification de notre passage ICI.

Le but c’est L’AMOUR, tellement simple…. Mais tellement compliqué à la fois!

Mettons à tous les jours plus d’amour dans tout ce que nous accomplissons, la voie se dessinera d’elle-même et la peur disparaitra pour faire place à l’espoir d’un monde meilleur.

Et soyons la vague qui engloutira toute cette haine et cette souffrance!

Avec amour,

Line Couture

Dés-APPRENDRE… l’histoire de ma vie

Dés-APPRENDRE… l’histoire de ma vie

Enfant, je voulais ressembler à mes parents. Ah ce que je les admirais. Leur bonté sans fin et leur amour scintillant dans la maison me rendaient heureuse. Travaillants, honnêtes et responsables,je les adulais secrètement. On aurait dit que j’étais tombée sur des parents parfaits.

Puis rendue à l’adolescence, je me suis mise à questionner certaines de leurs valeurs. Pourquoi fallait-il se rendre à l’église chaque dimanche? Pourquoi fallait-il toujours se faire passer en dernier? Pourquoi devions-nous être bien vêtus pour aller en ville? Croyez-moi, la liste de questionnements était longue, très lonnnnnngue. Cependant, en remettant en question leurs valeurs, j’ai réalisé que cela déplaisait… particulièrement à ma mère. Elle avait ses règles et je ne devais pas les mettre en doute. Alors les prises de becs ont commencé entre elle et moi.

Dieu sait combien de fois ai-je pu me faire dire que j’avais une tête de mûle… Pourtant, je ne faisais part que de mon opinion. Aller à l’église sans en avoir l’intérêt était pour moi un signe d’hypocrisie. Je n’aimais pas l’idée culpabilisante qui y était trop souvent véhiculée. Porter des vêtements chics à 14 ans me donnaient l’effet d’être PRISE dans mes vêtements; ce n’était pas moi non plus. Toujours dire « OUI » même si le cœur n’y était pas, je l’ai fait aussi. Par amour et respect pour eux, je me suis conformée à maintes reprises dans le but de plaire.

Quoi qu’il en soit, je n’en veux absolument pas à mes parents car ils ont suivi leur instinct de parents en voulant m’inculquer des valeurs traditionnelles qui leur appartenaient. Ma mère était ma meilleure amie et elle me manque souvent. Mon père était mon mentor… il l’est toujours d’une certaine façon. Aujourd’hui, il n’en tient qu’à moi de choisir les valeurs qui me plaisent et de laisser tomber celles qui nuisent à ma vie. Sans le savoir, mes parents ont été les PLUS beaux modèles de DON DE SOI.

Grâce à eux, j’ai compris que la maladie avait aussi un lien direct avec celui-ci. Le don de soi, c’est bien à condition qu’on le fasse aussi pour soi-même. Ce n’est pas mal de dire « NON » de temps en temps. Nous ne sommes pas des personnes égoïstes de vouloir s’accorder du temps de qualité pour soi. Le travail, c’est bien. Mais ce n’est pas ce qui nous définit en tant qu’être humain…

Aujourd’hui, j’ai la chance et le bonheur de partager ma vision de la vie avec mon père. Ce que je trouve merveilleux, c’est lorsqu’il me regarde avec son regard charmeur et qu’il me dit : « Tu fais bien ma fille. » Mon père m’observe et voit ce qui me rend heureuse. Il me respecte dans mes décisions. Il sait que j’ai choisi LA SANTÉ au lieu de la sécurité financière en quittant mon emploi d’enseignante. Il m’encourage dans cette voie haut la main. Je suis tellement reconnaissante de l’avoir dans ma vie. Mon père a grandi grâce à la maladie lui-aussi…

Si ma mère était encore de ce monde, j’aimerais tant lui enseigner à dés-APPRENDRE afin qu’elle évite la maladie, car en fait, la vie est un JEU. Qu’elle s’accorde de petites pauses et qu’elle laisse traîner ses affaires dans la maison. Qui s’en souciait de toute façon… à part ses sœurs et ses belles-sœurs qui avaient apprises les mêmes règles… Ses quatre cancers l’ont fait souffrir. TROP de sentiments et de frustrations refoulés au fil des années. Elle était LE RAYON DE SOLEIL de tous et chacun… mais QUI prenait soin de la faire rayonner ?

Je vous supplie de réfléchir à vos valeurs afin de vous assurer qu’elles correspondent bien à la personne authentique que vous êtes. Être en harmonie avec ses valeurs, c’est accueillir la vie à bras ouverts. AIMEZ, PARDONNEZ ET AIMEZ…

Josée Millaire, la plume solitaire

 

L’éveil à la spiritualité

L’éveil à la spiritualité

Allongée sur un doux tapis de verdure, entourée de fleurs multicolores et odorantes, les joues caressées par la main de la brise, le nez levé vers le ciel bleu où dansent des nuages blancs immaculés, je respire. Tranquillement, profondément. Je prend conscience de cette vie qui m’entoure, qui coule dans mes veines, nourrit chaque cellule de mon corps. Enivrante, exaltante, intense ! Je me connecte à la nature, aux arbres immenses dont les branches s’élancent vers le firmament, aux trilles heureuses et mélodieuses des oiseaux, à ce papillon aux grandes ailes marrons.

Symbole de l’âme ! Il se pose délicatement sur ma poitrine, près de mon cœur. Je suis fascinée. Cette osmose, cette connexion vibrante qui envahit tout mon corps. Je retiens mon souffle. Délicatement, ses ailes battent, comme pour libérer l’énergie qui l’anime, comme pour s’harmoniser aux courants des vents qui nous entourent.

Mon cœur bat la chamade. Je ne sais au début si c’est d’excitation ou de crainte. Je ne sais ce qui m’arrive, j’ai la sensation de m’échapper, mais tout est merveilleusement délicieux. Le soleil caresse à son tour mon visage au travers des feuillages dorés et pourpres de l’automne. Je ferme les yeux. Des émotions intenses me secouent, me submergent. Mais je ne veux surtout pas que les battements de mon cœur effraient ce merveilleux papillon.

Je sens dans mon être comme une autre personne. Qui semble s’éveiller d’un très long sommeil. Comme si d’un côté respirait ma conscience et d’un autre vibrait une entité merveilleuse, unique, resplendissante, d’une incroyable clarté. Je tourne mes yeux et mon esprit vers cette lumière, et oh surprise ! Je vois une enfant, mais pas n’importe quelle petite ! Moi ! Elle me sourit avec douceur et chaleur, et me tend l’une de ses mains. Puis me parle tendrement :
 » Ne crains rien. Je suis ton âme. Tu es moi et je suis toi. Par l’abandon de ta conscience, dans ce lieu propice à la sérénité, tu viens de me libérer. Tu me permets enfin de me réveiller, tu m’écoutes sans contrainte. Tu as un corps pour m’accueillir, un esprit pour agir, et un cœur pour aimer. Ton corps et ta conscience doivent être en harmonie avec moi. Car je connais le chemin, je sais ta Vérité, je suis toutes tes expériences et toutes tes existences. Je suis l’amour et je suis connectée à la Source de la Vie, à laquelle chacun offre le nom qu’il veut.

Aujourd’hui, prend simplement conscience de ma présence, de l’amour que tu dois avoir pour moi, car il est pour toi. En cet instant précis, ressens ma force, mon pouvoir, et conçois qu’il te faut vivre en fonction de moi. Car je sais pourquoi nous sommes dans ce corps, en cette heure sur Terre. Pour le découvrir, tu dois me laisser m’exprimer, tu ne dois plus ni m’enfermer, ni m’étouffer, ni m’ignorer. Et ceci pour que tu sois pleinement heureuse. L’heure est venue pour toi de remplir la mission qui t’a été confiée. Sois sans aucune crainte. Maintenant, parce que tu m’entends, que tu me laisses m’exprimer, nous serons guidées pour accomplir notre destin. Nous ne faisons qu’une. Laisse-moi agir en confiance. Pour le moment, permet-moi de grandir, pour te permettre de vivre enfin. Peu à peu, tout ce qui doit être fait se réalisera. »

Mon cœur est étreint d’une émotion si vive, je suis envahie d’un tel tourbillon d’amour, de gratitude et de joie, que des larmes s’échappent en abondance. J’ouvre les yeux, et admire le papillon s’élever au-dessus de mon cœur, voleter quelques secondes sur place, puis glisser dans les airs pour se perdre dans les fleurs alentour.
Prise de conscience de l’existence de mon âme. Merveilleuse renaissance ! Bonheur absolu dont je veux désormais m’imprégner chaque jour encore plus. Compréhension des années vides, passées à respirer et agir sans but véritable. J’ai une âme, et je me sens enfin complète.

Prenez à votre tour un moment pour revenir en arrière, jusqu’à votre enfance, où vous étiez insouciant et heureux, où toutes ces turbulences de la vie d’adulte ne vous avaient pas encore agité. Reconnectez-vous à l’enfant que vous étiez, et écoutez-le vous parler. L’état de grâce d’un petit ! Il est votre âme consciente, il connait vos rêves les plus profonds, votre vérité. Il est le seul qui ne vous mente jamais. Respirez profondément, là, dans un endroit calme où règne la nature, et écoutez le vous chanter votre chanson de vie. Savoir laisser votre âme s’exprimer, c’est le premier pas sur ce chemin merveilleux et extraordinaire, où tout est possible, de la spiritualité. Faites ce geste d’amour envers vous, vous le méritez. 

Danièle Delrieu

Courir après la vie

Courir après la vie

Il était une fois une jeune fille qui adorait la vie. Tout l’émerveillait et l’allumait. Toujours prête à vivre une nouvelle aventure, rien ne pouvait l’arrêter. Sa mère s’amusait à dire qu’elle était « le chat sauvage » de la chanson de Marjo… En fait, elle connaissait bien sa fille. Voici quelques extraits qui montrent bien l’ensemble du portrait de cette jeune fille : « On n’apprivoise pas les chats sauvages. Pas plus qu’on met en cage les oiseaux de la Terre. Faut les laisser aller toujours sans chercher à comprendre. Ils marchent seuls et n’ont qu’un seul langage : celui de l’amour, celui de la vie… »

Dès l’âge de 12 ans, elle était prête à voler de ses propres ailes et rêvait de partir apprendre l’anglais dans une province voisine. Son père la trouvait trop jeune et lui a dit d’attendre après son secondaire V.
La déception qu’elle ressentie à ce moment était indescriptible, mais bon. Fallait bien vivre avec la réalité.

À l’âge de 15 ans, elle tomba en amour. Oh la la, elle savait qu’elle avait rencontré l’homme de sa vie. Elle passait des heures à rire, à parler et à faire des activités avec son amoureux. Croyez-le ou non, 5 mois plus tard, elle partait vivre en appartement avec lui… Ses parents avaient accepté de la laisser partir car ils voulaient que leur fille soit heureuse. Ils avaient compris que RIEN ne pouvait l’arrêter lorsqu’elle avait une idée en tête…

À 21 ans, elle maria son amoureux qu’elle avait elle-même demandé en mariage. C’était le 22 mai 1993. Elle était à sa deuxième année d’Université. Évidemment, cette jeune amoureuse de la vie avait toujours un projet en tête. Tout était planifié dans les moindres détails. Pas question de perdre une seule minute, pas même une seule seconde dans la vie. On aurait dit qu’elle aimait tant la vie, que sa crainte de manquer de temps était toujours constante. Elle n’avait pas prévu être mise au repos à partir de la 28 semaines de grossesse. Elle terminait sa dernière session à l’Université à la fin avril 1994. Et voilà que le bébé, probablement aussi paquet de nerfs que sa mère, voulait se pointer le bout du nez AVANT la date d’accouchement prévue le 15 juin 1994. Encore une fois, son sens de l’organisation exagérée lui avait sauvé la vie. Ben oui! Elle avait peinturé la chambre du bébé AVANT même de tomber enceinte. Une calipette de chance. Ha ha ha… De plus, étant assidue à ses travaux scolaires, tout était déjà complété alors même si elle a dû arrêter l’Université trois semaines avant la fin de son programme, elle a pu prendre des ententes avec ses profs. Ouf! Elle l’avait échappé belle. Elle donnait naissance à sa mignonne petite fille le 25 mai 1994 après bien des semaines de stress intense…

Je pourrais vous raconter une foule d’anecdotes de la vie de cette jeune bohémienne animée par les connexions humaines. Partout où elle passait, elle voyait du bon et du bien. Plusieurs la trouvait bien naïve de croire en la bonté des gens à ce point. Quoi qu’il en soit, elle s’en foutait. Elle faisait toujours ce qui lui plaisait en semant des graines d’amour sur son passage. Intuitive, elle savait discerner le bien du mal, mais surtout, elle pouvait comprendre la douleur des gens qu’elle croisait…

Tristement, cette amoureuse de la vie perdit un jour le goût de vivre. Hypersensible, elle semblait ressentir les émotions négatives de tous ceux qui l’entouraient. Devenue enseignante, elle voulait sauver le monde! Elle voulait tant faire la différence dans la vie de tous les enfants SANS exception. Des collègues lui conseillèrent de choisir ses batailles. Elle refusa. Pas question pour elle de choisir entre le fort ou le faible. Tous les enfants avaient droit au même traitement d’amour, d’apprentissage, de compréhension et d’attention. Écoutant son cœur, elle se libéra de ses chaînes en remettant sa démission malgré le plan de pension, le salaire de 92 000$ par année, les bénéfices… si on peut appeler ça ainsi!! Elle aurait pu continuer, le cœur malheureux mais elle ne pouvait s’y résigner. De toute façon, son cœur saignait si abondamment, qu’elle n’avait plus aucune énergie…

Son corps lui avait parlé et elle n’avait pas su l’écouter. Sommes-nous étonnés? Absolument pas. Toujours aussi têtue et déterminée, rien ne pouvait l’arrêter sauf… la maladie. Diagnostic : Dépression majeure et épuisement professionnel. Elle ne pouvait y croire. Dieu qu’elle a eu du mal à l’accepter… Elle eut toutefois la brillante idée de prendre du recul, de faire une belle introspection et de remettre les pendules à l’heure. Elle en avait assez de courir sans jamais s’arrêter. Cette épreuve fut le plus beau cadeau de sa vie. Elle compris ENFIN que les barrières dont elle se sentait si prisonnière avait été bâtie par elle-même. Oui, oui! Personne ne lui avait imposées à part elle-même. Quelle révélation! Elle avait omis de se respecter au même titre qu’elle savait si bien le faire envers les autres. Le plaisir n’avait plus de place dans sa vie; seul le travail et les responsabilités familiales avaient de l’importance…

Aujourd’hui, elle a fait un revirement total. Elle a quitté son emploi, a quitté l’Alberta et est déménagée au Québec. Elle vit dans un chalet près de l’eau avec son mari et ses deux grandes filles de 19 et 21 ans. Elle se connecte à l’essentiel avec ses cinq sens… et même son sixième… Sans télévision et sans eau, elle réalise un rêve d’enfance : vivre comme dans l’ancien temps. Chaque matin, elle prend plaisir à remplir ses chaudières d’eau, à faire bouillir pour laver sa vaisselle et commencer sa journée. Ses chiens : Angel, Channelle, Timide et Pouka, la suive fidèlement partout où elle marche dans le bois. Ils semblent apprécier autant qu’elle les heures passées auprès du lac et du feu. Ils ont enfin toute son attention et sa présence d’esprit car leur maîtresse s’est libérée le cerveau de tout le stress qui l’affligeait depuis une dizaine d’années. Tout est simplicité, tendresse et bonheur au fond de son cœur.

Vous aurez sans doute compris qu’elle est devenue ma meilleure amie; trop longtemps enfouie dans le tréfond de mon âme… Aujoud’hui, je NOUS accorde une place de choix car la petite fille, c’est MOI.

 

Josée Millaire ou La plume solitaire

Le reflet du miroir

Le reflet du miroir

L’estime de soi : Quatre mots magiques emplis d’un pouvoir immense. Est-elle nécessaire à notre bonheur, à notre plein épanouissement ?

Permettez-moi de vous inviter à lire ce qui suit, pour trouver votre propre réponse.

Une femme, ni éblouissante ni repoussante, s’observe dans son miroir. Elle s’interroge : Qui est-elle ? Quelle est sa véritable valeur sur terre ? Elle ne trouve en elle aucune réponse, tant elle demeure fermement persuadée que son existence est inutile. Mais des évènements récents la poussent cependant à revoir sa conception. Après tout, il est sans doute temps de réfléchir différemment et d’oser regarder la vérité en face.

Alors, elle se force à fixer ses yeux dans le miroir, car elle sait qu’ils sont la porte menant à son âme. Elle les écarquille, penche légèrement la tête et demande d’une toute petite voix, presque effrayée de la suite à venir :

« Miroir, mon beau miroir, permet-moi de comprendre ma vie, pour découvrir qui je suis vraiment. Les gens autour de moi me perçoivent avec leur regard, leurs émotions, leurs expériences. Mais je sens que je ne suis pas vraiment cette personne. Aide-moi, je t’en prie ! »

Soudain, un brouillard épais envahit la glace, puis disparaît aussi rapidement pour dévoiler devant la femme complètement ébahie une petite fille de quatre ans, boucles brunes longues, belle comme un ange, tenant une poupée qu’elle peigne avec passion. Survient une autre enfant, âgée de huit ans, plus jolie que les plus magnifiques roses d’un jardin enchanté. Leur maman vient de la gronder, parce qu’elle ne joue pas avec sa petite sœur, et la délaisse au profit de camarades. Sa colère et son ressentiment sont donc vifs. Elle regarde droit dans les yeux la plus jeune, et lui lance avec violence et méchanceté :

« Tu n’aurais pas dû naître ! Tu sers à rien qu’à me coller tout le temps ! »

Et s’en va, sans attendre ni réponse, ni réaction, emportant avec elle sa propre souffrance.

L’enfant, sous le choc, laisse tomber sa poupée. Ses yeux s’embrument, leur vie semble éteinte. La lumière et la pureté de son âme explosent comme un diamant brisé en même temps que son cœur. Une horrible main noire s’empare de son être, l’étouffe d’un souffle rauque et nauséabond, l’anéantit, obscurcit sa raison, tue sa flamme divine, détruit son fil qui la reliait jusque là à l’Amour Universel. Elle n’est rien, elle ne devrait même pas être sur terre. Elle n’a pas le droit de respirer, de chanter, de rire, de parler, puisque sa sœur le lui a lancé au visage.

Sa sœur ! Sa déesse ! Son modèle ! Celle que toute personne dans ce monde aime, tandis que chacun la trouve, elle à quatre ans, étrange, un peu effrayante avec ses idées d’anges et d’amour pour tous. Si cette personne parfaite (à ses yeux émerveillés et adorateurs) a prononcé ces paroles de vérité, c’est qu’elle ne mérite vraiment pas d’être née. Et qu’elle ne possède aucune valeur. Ces quelques mots l’ont brisée, comme un simple fétu de paille. Son univers vient de s’écrouler. Le chagrin ressenti alors est d’une telle intensité, d’une telle force, que tout en elle meurt pendant quelques secondes. Ce nœud au fond de sa gorge grossit comme un énorme pamplemousse. Tout est si effroyable à son esprit qu’elle ne parvient même pas à se libérer de l’emprise de cette phrase fatidique en laissant s’échapper ses larmes brûlantes, qui demeurent atrocement bloquées au bord de ses yeux.

Le miroir se recouvre de nouveau d’un épais brouillard, puis s’éclaircit de nouveau pour faire défiler des scènes de vie que cette femme a connues : toujours rongée de doutes, taraudée par sa conviction de son absence de droit à être ici-bas, ne croyant jamais les compliments adressés par des personnes de bonne foi et remplies d’amour, se sentant totalement nulle, vide et inutile. Toutes ses actions ont été accomplies avec cette énergie négative, provoquant rejets et absence d’estime d’elle-même. Une vie anéantie par les souffrances.

Mais aujourd’hui, cette femme prend conscience de cette blessure, et elle décide d’en guérir. Elle a rencontré des gens formidables, qui lui ont prouvé que sa sœur adorée et adulée n’avait pas la science infuse. Oui, elle possède des dons, des qualités magnifiques. Elle prend totalement conscience de l’importance cruciale, vitale et de la valeur inestimable de l’estime de soi. Sans elle, nous ne sommes que coquilles vides, huîtres sans perle. Et OUI, comme chacun de nous tous, elle a le droit d’être née et d’apporter son pouvoir le plus merveilleux qui soit aux autres : son amour.

Danièle Delrieu

La blessure de l’abandon

La blessure de l’abandon

La blessure vécue dans le cas d’un abandon se situe au niveau de l’AVOIR et du FAIRE plutôt qu’au niveau du ÊTRE comme c’est le cas dans la blessure de rejet. La personne abandonnée témoigne souvent d’un manque de communication de la part du parent de sexe opposé lorsqu’elle était jeune. Elle trouve ce parent trop renfermé et lui en veut de laisser l’autre parent prendre toute la place. La blessure d’abandon est donc avant tout vécue avec le parent de sexe opposé. Ceux qui souffrent d’abandon ne se sentent pas assez nourris affectivement le traumatisme débutant vers les 2 ans environ.

Le masque que l’humain se crée pour tenter de cacher sa blessure est celui du DÉPENDANT. Ce masque est caractérisé par un corps manquant de tonus. Le système musculaire est sous développé , le corps exprimant exactement ce qui se passe à l’intérieur d’une personne.

Le dépendant croit qu’il ne peut arriver à rien tout seul et qu’il a besoin de quelqu’un d’autre pour le supporter et l’aider. De grands yeux tristes indiquent aussi la blessure d’abandon ; ce sont des yeux voulant attirer l’autre par le regard. Regarder les gens autour de soi pour découvrir leur blessure est un excellent exercice d’intuition. Le corps nous dit tout sur la personne, de plus en plus de gens essaient par tous les moyens de modifier l’apparence de leur corps comme avec la chirurgie esthétique ou la musculation. Quand nous tentons de cacher aux autres notre corps ou de le modifier nous essayons de dissimuler les blessures de l’âme. Or ce n’est pas parce que l’on cache une blessure par des moyens physiques que la blessure est réglée.

Le dépendant est le plus apte à devenir victime. Une victime est celui créant dans sa vie des difficultés de toutes sortes , surtout des problèmes de santé pour attirer l’attention. Cela répond aux besoins du dépendant qui croit ne jamais en avoir assez. Lorsqu’il semble vouloir attirer l’attention par divers moyens, en réalité il cherche à se sentir assez important pour recevoir du support. Il croit que s’il n’arrive pas à attirer l’attention de l’autre il ne pourra pas compter sur cette personne.

Le dépendant dramatise beaucoup , le moindre incident prenant des proportions gigantesques. Si par exemple son conjoint n’appelle pas pour prévenir qu’il sera en retard il pense au pire et ne comprend pas pourquoi il le fait tant souffrir en ne l’informant pas. Le dépendant ne vit pas ces évènements comme des difficultés. Ses problèmes lui apportent le cadre pour avoir de l’attention. Cela lui évite de se sentir abandonné. Être abandonné est plus douloureux à vivre pour lui que les divers problèmes qu’il s’attire.

Seul un autre dépendant peut vraiment comprendre cela. Plus une personne agit en victime, plus sa blessure d’abandon devient importante. Le dépendant a souvent des hauts et des bas . Pendant un certain temps, il est heureux et tout va bien et tout à coup il se sent malheureux et triste. Il se demande même pourquoi car très souvent cette situation arrive sans raison apparente. En fait en cherchant bien, il pourrait découvrir sa peur de la solitude.

La forme d’aide dont le dépendant a le plus besoin est le soutien des autres. Qu’il ait ou non des difficultés à prendre des décisions par lui même, il demande généralement l’opinion ou l’approbation des autres avant de décider. Il a besoin de se sentir soutenu, supporté dans ses décisions. C’est la raison pour laquelle ce genre d’individu passera pour quelqu’un ayant de la difficulté à se décider mais en réalité il ne se décide pas ou doute de sa décision seulement s’il ne se sent pas appuyé par quelqu’un d’autre.

Ses attentes face aux autres sont en fonction de ce qu’ils peuvent faire pour l’aider. Toutefois ce n’est pas tant de l’aide physique qu’il recherche mais plutôt de se sentir soutenu par quelqu’un dans ce qu’il fait ou veut faire. Quand il est soutenu, il se sent aidé et aimé.

Le dépendant utilise souvent l’expression « je ne supporte pas » , cela indique à quel point il fait très souvent aux autres sans s’en apercevoir, ce qu’il a peur qu’on lui fasse.

 Il peut souvent passer pour paresseux car il n’aime pas faire des activités ou du travail physique seul, il a besoin de la présence de quelqu’un d’autre pour le supporter. Lorsqu’il fait quelque chose pour une personne ce sera avec l’attente d’un retour d’affection.

Le dépendant qui est dans sa partie victime a tendance à avoir, surtout chez la femme, une petite voix d’enfant et à poser beaucoup de questions. Cela se voit quand elle demande de l’aide, elle a beaucoup de difficultés à accepter un refus et à tendance à insister. Plus elle souffre en se faisant dire non, plus elle est prête à utiliser tous les moyens pour obtenir ce qu’elle veut, c’est à dire la manipulation, la bouderie ou le chantage.

Il demande souvent des conseils car il ne se croit pas capable d’y arriver seul. Lorsqu’il marche avec d’autres personnes, il les laisse passer devant, lui préférant être guidé , s’il se débrouille trop bien seul, personne ne s’occupera de lui à l’avenir et l’isolement qu’il veut absolument éviter se produira.

La SOLITUDE (ou la rupture) est sa plus grande peur , il est convaincu de ne pouvoir la gérer c’est pourquoi il s’accroche à autrui et fait tout pour attirer leur attention. Sa peur est : »Que vais je faire seul ? que vais je devenir ?

Le dépendant a également beaucoup de difficultés avec le mot LAISSER qui pour lui est synonyme d’abandonner. Si par exemple, le dépendant parle avec une personne qui lui dit « je dois te laisser , je dois partir » le cœur lui fait mal. Le simple fait d’entendre le mot laisser soulève des émotions négatives en lui. Pour ne pas se sentir abandonné, il faudrait que l’autre lui explique les raisons du départ sans utiliser le mot.

Lorsque le dépendant se sent abandonné, il croit qu’il n’est pas assez important pour mériter l’attention de l’autre. L’émotion la plus intense vécue par le dépendant est la TRISTESSE. Il l’a ressent au plus profond de lui, sans comprendre ni pouvoir expliquer d’où elle vient. Donc pour ne pas la sentir, il recherche obstinément la présence des autres.

En moment de crise, il peut aller jusqu’à penser au suicide . En général, il ne fera qu’en parler et menacer les autres de le faire mais il ne le fera pas car il recherche uniquement le soutien et l’écoute.

La personne dépendante pleure facilement surtout lorsqu’elle parle de ses problèmes ou de ses épreuves. Dans ses pleurs, elle accuse les autres de la laisser tomber lorsque surviennent les difficultés ou maladies. Elle ne réalise pas qu’elle laisse elle même souvent tomber les autres ainsi que ses projets en cours de route. Il ne s’aperçoit pas du nombre de fois où il ne fait pas aux autres ce qu’il veut qu’on lui fasse.

Le dépendant s’accroche physiquement à la personne aimée . Debout il cherche appuie sur un mur, une porte ou autre chose. Son besoin de soutien se traduit dans toutes les situations de la vie. Il veut appui, attention tout le temps ; ainsi de nombreux comédiens, chanteurs, acteurs ou artistes sont des dépendants se nourrissant de cette admiration du public sans laquelle ils déprimeront.

Le dépendant  utilise souvent le sexe pour accrocher l’autre, cela se voit surtout chez la femme. Lorsque la personne dépendante se sent désirée, elle se croit ainsi  plus importante. En général la dépendante aime beaucoup le sexe. Elle en veut souvent plus que son conjoint et le fera même si l’envie n’est pas présente car elle ne veut pas manquer une occasion de se sentir désirée.

Le dépendant est renommé pour avoir été un enfant souvent malade, faible ou chétif. Il développe des maladies propres à sa nature. L’asthme indique que cette personne prend plus qu’elle ne devrait et ne redonne qu’avec grande difficulté. La myopie représente la difficulté à voir plus loin, reliée à la peur de l’avenir et surtout d’y faire face seul.

L’hystérie : la personne hystérique est semblable à l’enfant qui craint d’être privé du lait nourricier et abandonné. Voilà pourquoi elle montre bruyamment ses émotions. La dépression : devant leur impuissance à se sentir aimées comme ils le désireraient, c’est une façon d’obtenir de l’attention.

La blessure d’abandon a été réactivée par le parent du sexe opposé et continue à l’être par toute personne du sexe opposé. Il est tout a fait normal et humain d’en vouloir à ce parent ou à ces personnes. Tant que l’on continue à en vouloir à un parent, nos relations avec toutes les autres personnes du même sexe que ce parent seront difficiles.

La principale cause d’une blessure vient de son incapacité à se pardonner. Nous reprochons aux autres tout ce que nous faisons nous mêmes et ne voulons pas voir. L’acceptation est l’élément déclencheur pour mettre en marche la guérison. En se donnant le droit de faire aux autres ce que l’on craint de vivre au point d’avoir créé un masque pour se protéger, il sera plus facile de donner le droit aux autres d’agir de la sorte et de parfois avoir des comportements venant réveiller la blessure.

La blessure d’abandon se guérit quand on se sent bien SEUL et que l’on recherche moins l’ ATTENTION. La vie est moins dramatique. Le blessé a de plus en plus envie d’entreprendre des projets et même si les autres ne les appuient pas, de continuer.

Line Couture

La force de la montagne

La force de la montagne

 « Quelle est votre méditation préférée? » me demande-t-on. J’ai peine à répondre, car à mes yeux, chacune est essentielle. Mais si on insiste, alors je réponds que c’est celle de la montagne qui est la plus près de mon cœur.

En méditation, comme dans la vie, nous pouvons nous appuyer sur l’image de la montagne pour cultiver au cœur de notre être la force intérieure qu’incarne la montagne. Lorsqu’on pratique la méditation de la montagne, on apprend à traverser tous les changements et les vents de l’existence tout en demeurant calme et centré en nous-mêmes.

La méditation de la montagne se termine avec ce très, très beau poème de Li Po que je vous invite à méditer en douceur:

Les oiseaux ont disparu dans le ciel. Le dernier nuage s’évanouit. Nous sommes assis ensemble, La montagne et moi, Jusqu’à ce que, seule, la montagne demeure.            

 

Nicole Bordeleau, Maître Yoga, conférencière, auteure.

 

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